Militaires et policiers radiés de 2011 : « On s’acharne sur les petits alors qu’il y a de gros coupables dans les rangs »

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Les militaires et policiers radiés à la suite de la mutinerie de 2011 ont animé, ce vendredi 24 juin 2016 à Ouagadougou, une conférence de presse pour annoncer la reprise de leur lutte et exiger des autorités le traitement diligent de leurs dossiers en justice en vue de leur réintégration.

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Après « plusieurs tentatives infructueuses de négociations sous la transition » et une pause marquée dans leur lutte, « parce que le pays était en insécurité », les militaires radiés ont décidé de resserrer les rangs pour se faire entendre de nouveau.

Devant la presse, ce vendredi 24 juin 2016, ils ont pointé du doigt le laxisme des autorités politiques et militaires et le blocage du traitement de leur dossier par « des mains (invisibles, NDLR) » comme, entre autres, raisons de cette décision.

« Tous les radiés ne sont pas coupables » et les autorités doivent permettre à la justice de réhabiliter les innocents,  a indiqué le représentant du regroupement, Hervé Tapsoba.

Selon lui également, s’ils sont aujourd’hui frustrés, c’est parce qu’à l’opposé du dossier Zida et celui du RSP (Régiment de sécurité présidentielle), leurs dossiers ne connaissent aucune suite.

Les militaires radiés exigent que justice soit rendue et que les innocents soient réintégrés
Les militaires radiés exigent que justice soit rendue et que les innocents soient réintégrés

Par ailleurs, il dit ne pas comprendre que l’ « on s’acharne sur les petits alors qu’il y a des gros coupables qui sont dans les rangs et qui travaillent toujours ».

Au cours des échanges, les conférenciers ont fait savoir que leurs conditions de vie, environ 600 radiés selon eux, sont tout aussi misérables que révoltantes à ce jour. « Plusieurs d’entre nous sont morts », a confié Hervé Tapsoba qui ajoute que même ceux qui se sont reconvertis à des métiers de vigile, de convoyeur et autres, se voient, très souvent, remercier quand leurs employeurs sont informés de leur passé.

« Vous voulez que nous devenions des bandits ou des rebelles ! », s’est-il alors interrogé avant d’exhorter les autorités « à mettre à la disposition de la justice tous les moyens nécessaires » pour le traitement de leurs dossiers.

Si leurs sollicitations ne connaissent pas de suite favorable, la lutte entamée se poursuivra « jusqu’à ce que le dernier des radiés perde la vie », ont indiqué les conférenciers.

Le lundi 27 juin, ils promettent se rendre au ministère de la défense pour exprimer leur mécontentement aux autorités militaires. Toutefois, ils ont tenu à préciser que cette manifestation est pacifique mais si les choses dégénèrent,  ils n’hésiteront pas à se défendre.

Mamady Zango

Burkina24 

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