Burkina : Le M21 demande la dissolution du gouvernement

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Après le CAR (Citoyen africain pour la renaissance), c’est au tour du mouvement M21 de demander la dissolution du gouvernement Paul Kaba Thiéba et propose en lieu et place un gouvernement d’union nationale. L’annonce a été faite au cours d’une conférence de presse qu’il a animée ce mercredi 28 septembre 2016 à Ouagadougou. Outre ce point, le M21  demande l’amnistie pour tous les acteurs de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014.

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Plusieurs causes justifient selon le M21 la demande de dissolution du gouvernement actuel. « Quel est le domaine d’activités au Burkina où tout va bien ou semble bien aller ? », s’interroge d’entrée de jeu Marcel Takoano, président du M21 et de répondre par la négative.

Dissoudre le gouvernement

« Après 9 mois de gouvernance, les Burkinabè constatent que rien d’appréciable n’est fait sinon que du bruit.  (…) ça ne fonctionne pas, ça ne va pas à tous les niveaux », déclare-t-il.

Pour ce faire, le M21 demande ceci au au président du Faso:

«A l’évidence, monsieur le Président, c’est la dissolution de votre gouvernement qui s’impose car ce gouvernement se montre incapable d’appréhender et de relever les défis de développement auxquels le peuple est confronté. Ce processus ne saurait être complet que par l’installation d’un gouvernement d’union nationale». 

Cela fait, il propose de mettre en place un gouvernement d’union nationale. « D’aucuns parlent même de gouvernement de reconnaissance populaire », ajoute-t-il.

Par gouvernement d’union nationale, Marcel Takoano explique qu’il s’agit « d’impliquer, d’appeler tout le monde. Mais il faut regarder aussi qui a fait quoi. Je pense que ce sont tous ceux-là qui ont bossé pendant l’insurrection ou après l’insurrection, ceux-là qu’on pense que si on les met à une place,  il vont nous sortir de l’ornière ».

De la CAMEG

Cette sortie du M21, selon son président, se justifie par le fait qu’ils (OSC) ont dépassé le cadre d’interpellation. « On interpelle mais ça ne va  pas». Et pour ce faire, parlant de la situation de la CAMEG, il prévient que «si le ministre de la santé maintient son bras de fer, il aura les osc sur son dos. Si demain on dit qu’il manque du paracétamol, nous allons nous retrouver là-bas ».

Autre point abordé lors de la conférence, la demande d’amnistie des acteurs de l’insurrection parce que, justifie-t-il, « aujourd’hui, il n’y a pas de problème, beaucoup même revendiquent la paternité de l’insurrection. Mais quand ça va chauffer, on verra. C’est pour que les gens ne se retrouvent pas de l’autre côté ».

Par acteurs clés, il citera « nous autres là,  des membres de la transition, des partis politiques de l’opposition pendant l’insurrection».

Revelyn SOME

Burkina 24

 

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