Ouagadougou : « Prévenir vaut mieux que guérir »

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La ville de Lyon s’engage à apporter  son expérience et son soutien au peuple burkinabè sur la prévention des risques au Burkina Faso. Le partenariat Lyon-Burkina Faso date d’il y a 25 ans. Et jusque-là,  les relations vont bon train vu la réponse à l’appel des autorités pour la prévention des risques. Les Lyonnais ont affirmé qu’ils apporteront leurs expériences bonnes comme mauvaises en matière de gestion de crise au cours de la rencontre qui a eu lieu ce 6 février 2018 à Ouagadougou.

Des experts en gestion de crise lyonnais et burkinabè se sont entretenus à l’hôtel de ville de Ouagadougou, pour voir dans quelles mesures une carte de prévention et de gestion des crises pourrait être mise à la disposition du maire et des acteurs qui sont aptes à gérer les crises, pour une prompte intervention dans les catastrophes naturelles, ou de celles dues à l’homme.

Lazare Tapsoba, président de la commission environnement et développement local de la commune de Ouagadougou, représentant le maire de Ouagadougou, a rappelé qu’à travers ce lien de partenariat d’amitié, ils ont réalisé beaucoup de choses pour l’intérêt de la ville de Ouagadougou. « Et aujourd’hui, il est question de nous entretenir sur les préventions de risques. Nous allons échanger et recenser pratiquement tous les risques qui peuvent survenir. Une cartographie des risques sera établie (…). Mieux vaut prévenir que guérir », avance-t-il.

Lazare Tapsoba, président de la commission environnement et développement local de la commune de Ouagadougou, représentant le maire de Ouagadougou

Quant au responsable de la coopération décentralisée de la Métropole de Lyon, Philippe Di Loreto, il a tenu à mettre à nu l’esprit dans lequel ils interviennent : « Nous répondons à des priorités qui sont formulées par les responsables politiques de cette collectivité. Il y a 20 ans, les questions qui se posaient lorsqu’il y a eu les premières élections, c’était avant tout les questions liées à l’insalubrité, les questions d’éclairage public. Nous avons essayé de répondre à ces questions à travers notre savoir-faire (…) ».

Des informations sur les risques technologiques, terroristes, industriels seront développées à cette rencontre. Et à cette occasion, la Brigade nationale des sapeurs-pompiers prend part,  parce que appelée à intervenir dans ces cas.Lazare Yago, Directeur Général de la protection civile, représentant le ministre de l’administration territoriale et de la décentralisation, d’ajouter que  «quand on parle de risque, on parle de pompiers. Quand il y a inondation, incendie, ce sont les pompiers qui viennent en premier. C’est nous qui allons piloter un peu la question parce qu’on a la charge de la gestion des risques au Burkina Faso ».

Les participants à la rencontre

Au cours de la rencontre, le rôle de la municipalité dans l’organisation et la mise en œuvre de la question seront évoqués. A cet effet, Philippe Di Loreto a également laissé entendre que cette rencontre sera le cadre de voir comment une communauté territoriale s’organise avec l’ensemble des services de l’Etat, des forces qui travaillent sur ces questions pour essayer d’anticiper au mieux les risques.

« On ne veut pas du tout imposer une méthode d’intervention. On est là pour accompagner une volonté politique, pour partager nos expériences,  leur montrer ce qu’on a bien réussi,  ce qu’on a raté,  de façon à pouvoir faire gagner du temps à Ouagadougou et aller très vite à des solutions adaptées aux problèmes que rencontrent les autorités », a insisté Philippe Di Loreto.

Irmine KINDA

Burkina 24

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