Santé: Assaut de MdM contre le cancer du col de l’utérus

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Toucher 15 248 femmes (soit 30 % des 25 – 55 ans) sur les neuf (09) aires de santé ciblées du district sanitaire de Baskuy dans le temps imparti de quatre ans à partir de septembre 2018. C’est le nouvel horizon que s’est fixée la mission burkinabè de Médecins du monde (MdM) avec son projet axé sur la réduction de la morbidité et de la mortalité dues au cancer du col de l’utérus (CCU).  

En attendant l’Assurance maladie universelle (AMU), considérée tel « un problème de santé publique », le cancer du col de l’utérus a été pris en compte par la mesure de gratuité de soins décrétée par le gouvernement. En témoignent les données collectées par MdM. « Au Burkina Faso, affirme le Dr Pierre Este. D. Sallah, coordinateur général Médecins du Monde-France,  le cancer du col utérin est la première cause de décès dû au cancer en général. Il représente 23% de l’ensemble de tous les cancers réunis ».

Au regard de la transition épidémiologique que connait la plupart des pays en développement, dont « les systèmes de santé de nos pays au Sud du Sahara (qui) ne sont pas structurés pour répondre à ces enjeux », ce médecin salue la « courageuse décision (du gouvernement burkinabè) visant à favoriser le dépistage précoce de ce type de cancer ».

Ce qui fera dire à Dr Anne Cheyron, responsable de desk Afrique (Burkina Faso et Tanzanie), que l’équipe de MdM « n’arrive pas sur un terrain vierge ». Sur ce sujet, Médecins du monde (présente au Burkina Faso depuis 1980) a été devancée par celle de Jhpiego, une organisation affiliée à la Johns Hopkins University.  

Mais MdM apporte deux innovations dans l’optique de réduire au maximum la morbidité et de la mortalité dues au Cancer du col de l’utérus (CCU). Le dépistage se fera par détection du HPV au Polymerase Chain Reaction et inspection visuelle. Quant à la prise en charge des lésions précancéreuses du col de l’utérus, elle sera faite à la thermo-coagulation et des lésions cancéreuses à la résection en l’anse diathermique (RAD). A cela s’ajoute la chirurgie et la chimioprophylaxie. 

Médecins du monde propose également l’auto-dépistage par l’auto-prélèvement. Pour mieux appréhender les blocages possibles à l’offre, « une étude anthropologique pour connaitre les barrières d’accès au programme de dépistage du cancer du col de l’utérus » a été initiée. « Permettre aux femmes de devenir actrices de leur santé en étant elles-mêmes actrices de leur dépistage. Cela nous parait essentiel parce qu’il s’agit du premier cancer de la femme qui peut être évitable (pris à temps et traité dans les bonnes conditions) », justifie Dr Anne Cheyron.

Le Dr Bazié Babou, représentant de la directrice de la prévention et du contrôle des maladies non transmissibles (DCM), s’alarme que «ces cancers commencent à gagner du terrain ». Les maladies non transmissibles notamment les cancers, dont le cancer du col de l’utérus, « une préoccupation » pour la DCM. Pour cette raison, oriente le Dr Bazié, elles demandent une « attention particulière ».

Oui KOETA

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