Répression de la mutinerie à Bobo : finie la récréation?

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Le président-ministre de la défense du Burkina Faso, s’est finalement résolu à parler un autre langage, face aux mutineries à répétition qui secouent la patrie des Hommes intègres depuis le mois de Février 2011. Des éléments de la garde de sécurité présidentielle ont été envoyés à Bobo Dioulasso pour mater les mutins. Un signal fort à l’attention de tous ceux qui seraient tentés de leur emboîter le pas. Que comprendre de ce changement de cap ?

Crédit photo: TP

La garnison de Bobo était considérée jusque-là comme un modèle de sérénité dans cette situation de crise généralisée avec les sorties intempestives des militaires dans les différentes garnisons du pays. Après avoir épuisé les voies du dialogue et de la concertation, le gouvernement a enfin décédé d’utiliser la manière forte afin de mettre un terme à ces différentes mutineries. Un détachement du régiment de sécurité présidentielle (RSP) a été dépêché sur Bobo le vendredi 03 pour mettre un terme à cette énième mutinerie.

A l’image de ce qui s’est passé à Ouagadougou, les mutins de Bobo ont commis des actes de pillages et de vandalismes dont les populations civiles ont été les premières victimes. Le soulagement est perceptible de la part de ces populations qui n’ont que trop souffert de cette crise, préjudiciable à notre pays à tous points de vue.

Le désarment des mutins à Bobo constitue un tournant dans la gestion de la crise sociopolitique au Burkina Faso. L’option de la force quoique salvatrice à certains égards, suscite néanmoins quelques questionnents. Pourquoi avoir envoyé le RSP et pas une autre force ? Dans quelles conditions s’est déroulée cette opération de désarment impliquant des éléments d’une même armée ? Quel est le sort qui leur est réservé à ces mutins désarmés ? Quel est le bilan réel de cette opération ?

En attendant d’avoir des réponses à toutes ces questions, reconnaissons que cette crise a sérieusement ébranlé l’autorité et mis à mal l’image du pays. L’économie nationale en a souffert, la quiétude et la cohésion sociale aussi. La restauration de l’autorité de l’État s’avère indispensable pour un retour à la normale. Wait and see !

TAMPOURE



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There are 4 comments

  1. Isaac Sanfo |

    je souhaite vraiment que ce soit le debut et la fin de cette anarchie’ la situation etait vraiment lamentable’ et ?a nous desole d’avoir notre pays dans une situation comme ?a.
    Aujourd’hui nous somme terrori?s par ceux qui devaient garantir notre securit? et la securit? de notre ch?r Burkina faso.

  2. L??lection pr?sidentielle au Burkina Faso s?est bien d?roul?e contrairement ? la C?te d?Ivoire. Il ne faut pas voir les choses ailleurs pour faire la m?me chose chez soit. Comme c’est le cas en Tunisie, Lybie, Egypte et autre. Le Pr?sident Blaise Compaor? reste pr?sentement le seul Tr?sor pour l’Afrique de l’ouest. Alors mes fr?res Burkinab?s ne vous mettez pas le doigt dans l??il, je finis par cette citation de notre Grand p?re F?lix Houphou?t-Boigny qui disait et je cite :(Le vrai bonheur, on ne l’appr?cie que lorsqu’on l’a perdu)

  3. ?taient ?galement de l’op?ration, les commandos de Po et la gendarmerie!

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