Trafic transfrontalier: la BADEA mobilise 5 milliards de francs CFA pour le Burkina

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La Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) a accordé un prêt d’environ cinq (5) milliards de F CFA au  Burkina Faso pour le bitumage de la route Ouahigouya-Thiou-frontière du Mali. L’accord a été signé le 23 mai dernier, par le ministre de l’Economie et des Finances Lucien Marie Noël Bembamba et le directeur général de l’institution financière Abdelaziz Khelef, au cours d’un séjour au Burkina Faso.

Par la réalisation de ce projet, les acteurs entendent, entre autres, promouvoir et développer les échanges commerciaux entre la zone du projet et le reste du pays, entre le Burkina Faso et le Mali, contribuer à réduire la pauvreté dans la zone traversée. Il s’agit de faciliter la mobilité de la population et des ressources agricoles dont regorge la zone.

Ce projet est très important pour le Burkina Faso non seulement mais aussi pour l’ensemble de la sous région ouest africaine, reconnait le ministre des Infrastructures et du Désenclavement Jean Bertin Ouédraogo qui soutient que ce tronçon va renforcer l’intégration sous régionale et partant  la compétitivité des économies de la zone UEMOA en dynamisant le trafic et en boostant le commerce intra sous régional. Le bitumage de cette route aura un apport économique très important en se ce sens qu’elle va impacter sur l’activité des ports de la sous région (Cotonou, Lomé, Tema et Takoradi).

Ouahigouya-Thiou-frontière du Mali, anciennement appelée la Fédérale n°13 au temps colonial puis «la route du poisson» après l’indépendance de la Haute-Volta (Burkina Faso) le 5 août 1960, est la Route nationale n°2. Plus courte en termes de distance, elle va beaucoup profiter aux transporteurs maliens qui étaient obligés de transiter par  Bobo-Dioulasso pour rejoindre Lomé au Togo via Ouagadougou.

Les populations bénéficiaires sont très enthousiastes et souhaitent vivement voir une réalisation prompte de cette infrastructure routière mais surtout dans les normes requises afin qu’elle leur soit profitable et durable.  L’accroissement du trafic sur cet axe, va du reste générer des recettes douanières pour l’Etat.

Les financements de la BADEA couvrent les secteurs des infrastructures, de l’agriculture, du développement rural, de l’énergie, le secteur social et bien entendu l’assistance technique. Depuis sa création en 1975 jusqu’aujourd’hui, la banque a financé à hauteur de 4038 millions de dollars US, les pays africains bénéficiaires (43 pays au total); un montant qui a permis de financer 510 projets, 505 opérations d’assistance technique, 37 prêts pour le secteur privé et 14 opérations d’aide d’urgence.  Pour prendre en compte la situation économique difficile des bénéficiaires, la BADEA a substantiellement augmenté le taux de concessionnalité de ses financements.



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