CRISE LIBYENNE : SILENCE AMBIGU DES CHEFS D’ETATS AFRICAINS

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Nous sommes peut-être à la veille du dénouement de la crise libyenne. Ce dénouement viendra à n’en plus douter avec la chute du Guide, car la pression est telle que,  l’homme vit désormais ses derniers jours de chefs d’Etats.  Mais pour Kadhafi, il faut toujours résister malgré l’intensité des bombardements de l’OTAN, malgré surtout l’effritement de ses soutiens africains.

crédit phot: Photos Blog
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Au sein de la communauté internationale, les choses s’accélèrent sur le plan militaire mais également sur le plan diplomatique. La Chine et la Russie sortent de leur réticence vis-à-vis du CNT. Qui plus est, les voix discordantes se taisent peu à peu dans les rangs des pays africains et le Guide libyen ne peut plus compter sur certains chefs d’Etat africains. Les chefs d’Etats gabonais, Ali Bongo et mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, se sont démarqués du silence, pour le moins ambigu, des autres chefs d’Etat du continent. Le premier, s’exprimant sur les ondes de Rfi, appelle le Guide libyen à ne pas constitué un frein à la paix, tandis que le second, dans une interview accordée à l’AFP, n’est pas passé par quatre chemins pour appeler le Guide à quitter le pouvoir.

 La visite du président sénégalais Abdoulaye Wade à Benghazi ce jeudi 9 juin marque on ne peut plus clairement, une rupture d’avec le guide libyen qu’il a pourtant qualifié fin décembre de compagnon de lutte.

Que faut-il penser du silence des autres chefs d’Etat africains ? Est-ce la position commune et initiale d’une solution politique qui persiste dans cette attitude ?  Il est désormais clair que du côté de l’Union Africaine, on n’abordera pas la question de la fin de la crise libyenne en une seule voix. Il y a des voix qui se font encore attendre et/ou qui ne se feront pas entendre. Pour beaucoup de chefs d’Etat africains, les liens étroits et historiques avec le dirigeant libyen pourraient justifier leur réticence à se désolidariser de lui. C’est pourquoi on ne peut pas se hâter de comprendre que ceux qui ont eu le courage de sortir de leur silence ont dit haut ce que les autres pensent. Quoi qu’il en soit, à l’heure actuelle il n y a plus rien à gagner et aucune dette morale ne peut justifier un soutien à un homme sans espoir, tant l’étau s’est resserré autour de lui. Autant franchir le pas, même individuellement, et se racheter d’avoir manqué l’occasion de faire progresser nos institutions dans leurs efforts de parler d’une seule voix.

Au prochain sommet de l’Union Africaine qui se tiendra à la fin du mois, si le guide tient toujours, le voile tombera surement sur ce silence ambigu, tant la question libyenne ne manquera pas d’être à l’ordre du jour. Mais en attendant, beaucoup l’ont déjà prédit, les jours du Guide sont désormais comptés à la tête de la Libye, s’ils ne sont pas tout simplement comptés.

JUSTIN YARGA

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Il y a 1 commentaire

  1. Que Dieu tout puissant te protege. On ne peut pas compter sur ces chefs d’etat corrumpus. Leur tour viendra bientot. Qui trahit son peuple mourra bientot.

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