Du CSLP à la SCADD, pour un développement durable, inclusif et équitable.

683 0

Le mardi 14 juin 2011, a eu lieu,  dans la salle de conférence du ministère des Affaires étrangères, la dernière revue annuelle conjointe du Cadre stratégique de lutte  contre la pauvreté (CSLP) et du Cadre général des appuis budgétaires (CGAB-CSLP).

Cette rencontre présidée par le Premier ministre Luc Adolphe TIAO, en présence de tous les acteurs, marque le lancement la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD).

Dix ans après le début de sa mise en œuvre, le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté prend fin. Il avait pour objectifs majeurs, à l’horizon 2015, de réduire substantiellement la pauvreté des populations, d’augmenter le Produit intérieur brut par habitant (PIB/H) et d’accroître de façon significative (à 60 ans) l’espérance de vie de Burkinabè. Dix années sont passées, et le résultat n’est pas au niveau escompté.

Les indicateurs sociaux sont en amélioration, l’environnement des affaires est de plus en plus incisif. Selon les rapports Doing Business de la Société Financière Internationale, des concertations régulières se tiennent entre le gouvernement d’une part et le secteur privé, et les partenaires techniques et financiers d’autre part. En outre l’Indice de développement humain s’est légèrement amélioré selon le dernier rapport mondial du PNUD.

Malgré ces progrès enregistrés au cours de ces 10 dernières années, la pauvreté n’a beaucoup reculé ; elle touche encore, au moins quatre Burkinabè sur dix; d’où la nécessité de fournir davantage d’efforts en vue d’atteindre les Objectifs du millénaire pour le développement (OMD).  L’élaboration de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable en remplacement du CSLP, répond à cet impératif. Il reste entendu que l’implication de tous les acteurs et bénéficiaires du développement est un préalable indispensable. Avec la SCADD, il s’agit d’une vision nouvelle de la lutte prenant en compte certains paramètres y relatifs.

Ce nouveau référentiel de développement met l’accent sur le rôle déterminant des collectivités territoriales. Cela nécessite de revisiter les politiques de décentralisation. Il favorise également l’implantation du Budget-Programme pour une nouvelle dynamique de programmation, d’évaluation, d’allocation des ressources  et de mise en œuvre des actions de développement. La culture de la gestion axée sur les résultats, le renforcement du leadership national, l’amélioration de la participation des acteurs non étatiques sont entre autres les vecteurs de la mise en œuvre de la SCADD.

Le Premier ministre Luc Adolphe TIAO a rappelé que, la croissance économique n’a de sens que si « elle poursuit des objectifs d’équité et de justice sociale et, si son impact se traduit effectivement par le recul réel de la pauvreté, par l’élévation du niveau de vie de toutes couches sociales…» Pour cela, il faut donc combattre la corruption, la fraude et toutes les formes d’impunité.

La présente rencontre permettra aux participants de tirer les bonnes pratiques du CSLP, les leçons véritable de développement, de formuler des recommandations pour enrichir la nouvelle stratégie et élaborer une matrice des performances aux fins de la mise en œuvre de la SCADD. Du reste, le PAGEDD (Programme d’action du gouvernement pour l’émergence et le développement durable) y trouve toute sa justification.

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Article du même genre