GREVES REPETITIVES AU FASO, LE GOUVERNEMENT DURCIT LE TON.

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Trois membres du Gouvernement étaient ce matin face à la presse pour le désormais traditionnel point de presse hebdomadaire. Au menu, les remous sociaux à l’université, les examens scolaires et la crise à la SN- SOSUCO.

Les ministres présents lors du point de presse du 23 juin 2011. Photo B24
Les ministres présents lors du point de presse du 23 juin 2011. Photo B24

 

 Si pour les ministres, les examens se déroulent bien, un accord est signé à la SN- SOSUCO, le Gouvernement hausse et durcit le ton : « Nous n’accepterons plus qu’on nous contraigne à agir et qu’on foule la loi aux pieds ».

“Le trio des A”, Albert Ouédraogo des enseignements secondaire et supérieur ; Arthur Kafando du commerce, accompagnés par Alain Traoré de la communication étaient devant les hommes de médias ce jeudi matin pour échanger sur l’actualité brûlante du moment au pays des hommes intègres.

En ce qui concerne les examens du BEPC et du BEP qui ont débuté hier sur toute l’étendue du territoire, le ministre Albert Ouédraogo assure que tout se déroule bien. Il a expliqué le couplage des examens du BEPC et du BEP par le souci de minimiser les coûts d’organisation et de maximiser les chances de tous les candidats.

Sur le registre de la grève de deux jours observée par le personnel ATOS de l’université, Albert Ouédraogo tout en dénonçant certaines attitudes peu légales du syndicat, a laissé entendre que des discussions ont été entamées. Certains points ont trouvé satisfaction et d’autres sont en cours de discussion selon lui, et il ne souhaite pas entrer dans les détails.

A la suite du ministre des enseignements, son collègue du commerce devait répondre à des questions relatives à la situation qui prévaut à la SN- SOSUCO et les indemnisations des victimes de la mutinerie militaire de Bobo. A la SN- SOSUCO, un accord a été trouvé entre les travailleurs et la direction de l’entreprise et tout semble porter vers une reprise sereine et durable des activités de la société sucrière de la Comoé. Les opérations d’indemnisations des petits commerçants de Bobo victimes des pillages militaires et dont le chiffre d’affaire n’excède pas 1 500 000F CFA, ont commencé depuis hier. Les autres devront se diriger bientôt vers les structures capables de gérer leurs cas.

Pour conclure le point de presse, Alain Traoré de la communication a sonné le tocsin marquant la fin de la recréation des mouvements répétitifs qui ne respectent pas la loi. Dans un langage franc et sur un ton ferme, Alain Edouard Traoré s’interroge avec le Gouvernement et prévient : « Nous ne comprenons pas pourquoi malgré les sorties d’explications dans les régions, le dialogue et les assurances du Gouvernement, des mouvements continuent pour des réclamations à satisfaire toute suite et maintenant. Les mouvements de grève doivent obéir aux règles en vigueur. Nous n’accepterons plus que la loi soit chaque fois foulée aux pieds. Désormais la loi en la matière sera rigoureusement appliquée», a martelé le porte- parole du Gouvernement.

K. Gabriel Kambou

B24  

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