Réforme du système éducatif, le LMD, un modèle compétitif.

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 Au cours de sa rencontre mensuelle le vendredi 24 juin 2011 à Ouagadougou, le Réseau d’initiatives de journalistes (RIJ) a échangé avec le coordonnateur du système LMD au Burkina, Dr Balibié Serge Bayala sur le sujet.

Le coordonnateur du système LMD au Burkina,       Dr Balibié Serge Bayala
Le coordonnateur du système LMD au Burkina, Dr Balibié Serge Bayala

Les Etats membres de l’Union économique et monétaire Ouest Africaine (UEMOA) ont décidé dans le cadre des réformes du système éducatif dans l’espace communautaire, d’adopter le système Licence, Master, Doctorat (LMD). Le LMD s’inscrit dans la logique générale de la réforme du système éducatif dans son ensemble prenant en compte certains paramètres dans les universités africaines. Il a vu le jour dans un contexte de mondialisation où la mobilité des gens dans ‘’ce village planétaire’’ doit se faire sans encombre.

Si le LMD a émané des politiques en Occident, en Afrique ce sont les universitaires qui œuvré à sa mise en expérience afin de se conformer aux exigences de la globalisation. Ce modèle est en train de s’installer dans certains pays africains.

Selon les promoteurs de ce modèle, il est favorable à la mobilité des ressources humaines, car il a simplifié et harmonisé les grades dans la formation au supérieur. Les étudiants, les enseignants, les chercheurs, ont désormais la facilité de poursuivre leurs travaux, études, recherches dans d’autres universités du monde, la plupart fonctionnant depuis belle lurette selon le modèle LMD.

Au Burkina Faso la réforme du système éducatif  basée sur le LMD est en marche depuis 2005 à travers l’adoption et l’application de textes africains. L’université de Ouagadougou est en train de s’inscrire progressivement dans ce système qui, selon Dr Bayala, présente de nombreux avantages.

Contrairement à l’ancien modèle, le LMD n’a que trois grades : 3, 5, 8 (3 pour la licence, 5 pour le master et 8 pour le doctorat), un système simplifié et ouvert au monde. «C’est un système flexible qui facilite aussi la mobilité d’une filière à une autre».

Il met l’accent sur la pédagogie de l’enseignant qui doit participer à la construction de la compétence, et sur la responsabilisation de l’étudiant en l’amenant vers la spécialisation dans la pratique professionnelle. Sur la base d’un objectif de cours, ce dernier doit pouvoir évaluer son enseignant à la fin du cours.

Le système de semestrialisation et de crédit permet aux étudiants d’avoir des pré requis, une base de formation / connaissances suffisantes pour valider un semestre et passer à un autre, garantissant ainsi une formation diplômante de qualité.

Si le système peine à prendre, cela serait dû à son incompréhension par les principaux acteurs (étudiants et enseignants). Pour qu’il soit bien incrusté dans le système éducatif, cette vision doit passer par une transition bien acclimatée et inspirer une nécessité de changement, reconnait Dr Bayala.

Or son incompréhension et la suppression des grades intermédiaires (le DEUG, la Maîtrise, le DESS, le DEA) constituent quelque part un obstacle à l’adhésion totale des étudiants. Il se heurte également au problème d’effectifs pléthoriques dans les universités africaines. A l’université de Lomé, les étudiants sont en grève pour réclamer le retrait du  LMD de leur système éducatif. Pourtant dans le monde d’aujourd’hui, pour se frayer un chemin, il faut être compétitif.

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