Radiation des 566 militaires : la hiérarchie militaire s’explique

800 0

C’est une affaire qui fait grand bruit depuis quelques jours: 566 militaires ne font plus partie de notre armée. La hiérarchie militaire a livré cet après midi à la presse la confirmation officielle que l’on attendait et les explications qui entourent cette radiation.

Le Chef d'Etat Major des Armées lors de la conférence de presse. Photo B24

Ce n’est peut-être pas une grande surprise pour beaucoup de Burkinabè, même si l’on s’éloigne peu à peu des mutineries qui ont gagné les différentes garnisons du pays. Après l’intervention du 23 juin qui a mit fin à la mutinerie de Bobo Dioulasso et qui a donné à voir combien le gouvernement entendait agir avec fermeté pour remettre de l’ordre dans notre armée, l’arrestation et les poursuites judiciaires, il fallait encore s’attendre à plus. En l’occurrence à la radiation de certains éléments de l’armée, qualifiés d’intraitables.

Ainsi donc, ils sont 566 au total, issus de différentes garnisons du pays, qui ont vu leurs contrats d’engagement résiliés et qui se trouvent radiés de l’armée burkinabè. En effet, et comme l’ont précisé les animateurs de la conférence de presse, certains militaires, en l’occurrence ceux de rang, servent sous contrat ; un contrat de quatre ans renouvelable selon la bonne conduite. Cette décision de la hiérarchie est liée aux différentes mutineries que le pays a connues et qui ont été qualifiées d’actes contraires aux lois de la république, à l’éthique et à la déontologie du métier des armes. Pire, les éléments concernés se sont rendus coupables de fautes de deuxième catégorie, en l’occurrence d’atteinte à l’honneur, à la probité et aux devoirs généraux du militaire, le tout avec incitation au désordre.

C’est en s’appuyant sur le statut du personnel militaire, plus précisément l’article 91, après des enquêtes et par intime conviction, comme le précise l’Etat Major Général des Armée, que la hiérarchie militaire a décidé de résilier le contrat de ces éléments et de les radier. Selon elle, les Forces Armées Nationales ne pouvaient laisser de tels actes impunis et se devaient d’empêcher que le comportement de quelques éléments  ternisse  l’image de toute une armée républicaine.

Par ailleurs, les premiers responsables de l’armée burkinabè entendent prendre également des mesures pour assainir l’armée dès le recrutement et pour améliorer le commandement.

 



Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

Article similaire

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *