Une tonne de chanvre indien saisie à 60 km de Bobo-Dioulasso

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Le trafic de drogue a la peau dure au Burkina Faso. Le  « nectar » qui fait voir des étoiles aux jeunes, et la foudre de la mort surtout, circule  sur le territoire burkinabè. Mais les forces de l’ordre veillent au grain également. Dans la nuit du 20 au 21 juillet 2011, la brigade mobile des douanes de Bobo-Dioulasso a saisi plus d’une tonne de chanvre indien.

Beau coup de filet pour la brigade mobile des douanes de Bobo-Dioulasso ! En effet, dans la nuit du 20 au 21 juillet 2011, à 3 km de Koumbia, localité située à 60 km de Bobo-Dioulasso, six de ses éléments ont réussi à mettre la main sur 19 colis de 1055 kg de chanvre indien. Un butin qui aurait coûté aux populations la bagatelle de 105 millions de F CFA, et certainement beaucoup plus aux Etats sur le territoire desquels la drogue aurait été écoulée.

Selon les informations reçues par les dounaiers depuis janvier 2011, les trafiquants utilisaient les pistes rurales de la zone pour faire passer incognito et en toute tranquillité leurs marchandises à feux d’artifice mortels. Les estimations des premiers responsables de la brigade, dont le chef est Souleymane Tou, estiment probable que la drogue provienne du Ghana, et transitait par le Burkina en destination du Mali. Bien entendu, quelques kilogrammes de la « manne » faisaient des escales définitives au « Pays des Hommes intègres ».

Dans la nuit donc du 20 au 21 juillet, les douaniers ont tendu une embuscade aux filous. Ces derniers avaient comme montures des vélos sur lesquels étaient attachés de grocs sacs. On aurait dit de simples vendeurs de mil. Mais ils ont trouvé des acheteurs qui n’étaient pas du tout simples. C’est sans doute la raison pour laquelle les 11 « transporteurs » vélocyclistes ont  cédé sans marchandages chanvre indien et vélos aux éléments de Souleymane Tou, pour ensuite prendre la clé des champs sans demander leur reste.

Souleymane Tou a indiqué  que c’est la plus grosse prise de l’année pour la brigade mobile des douanes de Bobo-Dioulasso. Une prise qui a été en partie possible grâce à la collaboration des  populations, qui ont joué le rôle d’informateur.

M. Sawadogo

Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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