BRS-Burkina: La grille salariale sème la discorde

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Le mardi 26 juillet 2011, les agents de la Banque régionale de solidarité, section du Burkina Faso (BRS-Burkina) ont observé un mot d’ordre de grève de 24 heures. La cause, trois points de revendication dont le principal est la revalorisation de leur grille salariale.

Trois points sèment actuellement la discorde entre employeurs et employés de la BRS-Burkina : l’absence d’avancement des employés, le manque d’assurance maladie pour les familles des travailleurs dont le contrat est à durée déterminée et la non harmonisation de la grille salariale avec celle de la banque à l’échelle régionale. C’est ce dernier point qui constitue la pierre angulaire de la plate-forme des grévistes.

L’origine de la grève date de juin dernier. Un mot d’ordre avait été lancé pour le 24 de ce mois, mais suspendu à cause d’une procédure de conciliation qu’avait entamée la  direction de la banque auprès de la Direction générale du travail.

Mais de cette conciliation, la principale revendication n’avait pas trouvé d’accord. Non pas que la direction refuse d’appliquer l’harmonisation des salaires, le conseil d’administration ayant voté un budget intégrant le principe. Seulement, selon les agents grévistes, l’application n’interviendra qu’en novembre, chose qui selon eux peut être hypothétique dans la mesure où un mouvement d’actionnaires, incluant un changement de dirigeants, est en perspective. Voilà pourquoi ils exigent une application immédiate de cette harmonisation, avec un rappel depuis le mois de janvier.

Cependant, le mot d’ordre de grève n’a pas été observé comme s’y attendaient les délégués syndicaux, ce mardi. En effet, c’est moins d’une dizaine de travailleurs, sur les 72 que compte l’entreprise, qui a cessé le travail ce 26 juillet. Mais les gévistes ont la raison de cette défection de leurs collègues : des « intimidations » et des « menaces » de licenciement surtout.

Néanmoins, les grévistes ont tenu la barre jusqu’au mardi soir où ils ont mis fin à la grève. Ils disent qu’ils feront une évaluation du mouvement avec leurs collègues et décideront alors de la conduite à tenir pour exiger ce qui est selon eux, non pas une revendication, mais un dû.

M. Sawadogo

Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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