Fait divers: Comment je fus escroquée…

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Étudiante de mon état en vacances, j’avais réussi à me trouver un petit job pour me faire de l’argent de poche. Un soir, alors que je rentrais à la maison après le boulot, je fus accostée par un Monsieur. Je n’imaginais pas que celui-ci allait être mon bourreau d’un soir.

Monument des Droits Humains, Ouagadougou
Monument des Droits Humains, Ouagadougou

Il était un peu plus de 20 heures, j’étais à moto, et le monsieur aussi. Jusqu’au moment où je rédige mon histoire, je vous avoue que j’ignore comment le Monsieur à réussi à m’arrêter pour me demander de l’aide. J’étais alors à 500 mètres de la maison…

Toujours sur ma moto qui était encore en marche, j’écoutais le monsieur qui lui non plus n’avait pas arrêté son engin.

Je vous raconte notre conversation :

Inconnu : Bonsoir ma sœur, tu peux m’aider s’il te plait? Je ne suis pas d’ici, et je suis à la recherche de la maison d’un monsieur à qui je dois rendre service.

Comme il y’avait des gens à côté de là où nous étions arrêtés, je lui suggérai alors de s’adresser à eux, parce que moi non plus je n’étais pas du quartier.

Il me répondit alors : Je suis malien, et je viens d’arriver du Mali. Je ne comprends pas la langue locale. J’ai essayé de m’adresser à eux, mais on ne se comprend pas. Je suis un guérisseur, et je dois sauver la 2eme épouse d’un certain Monsieur Zoungrana alias Zino, il est  entrepreneur. J’avais son adresse sur papier, mais je l’ai malheureusement perdu à la descente du bus. Il habite à Ouaga 2000, mais je ne sais par où passer pour m’y rendre.

La scène se passait à la patte d’oie, non loin du rond-point du monument des droits humains…

Mais au moment où il me donnait le nom du monsieur dont il cherchait le domicile, passait un autre monsieur, un piéton cette fois. Et, sans y être invité, le nouveau venu se mêla à la discussion.  Lui ne parlait que la langue locale qui est aussi ma langue maternelle, le mooré. Celui ci me dit alors qu’en marchant, il a cru comprendre que le Monsieur qui était avec moi cherchait la maison de l’entrepreneur Zoungrana alias  Zino qui habite à Ouaga 2000. Il me dit connaitre aussi bien le monsieur en question que sa maison. Mais il ajouta qu’il avait une urgence, et qu’il ne pourrait donc pas être utile. Je jouais à la traductrice alors, rapportant au premier monsieur ce qu’avait dit le second…

Le piéton continua alors son chemin. Mais à peine a-t-il fait deux pas que l’inconnu me dit de demander au piéton si son urgence ne se trouvait pas à l’hôpital. Ce que je fis. Intrigué, le piéton fit demi tour, et nous rejoignis. Le piéton me répondit qu’effectivement, c’est à l’hôpital qu’il devait se rendre, mais attendait sa voiture qui était dans le garage à deux pas de là où nous étions. L’inconnu à moto, se mit à donner des détails sur les raisons pour lesquelles le piéton se rendait à l’hôpital. Je jouai une fois de plus mon rôle de traductrice. Le piéton, repris néanmoins son chemin.

J’avoue que je commençais à être curieuse, et je voulais en savoir d’avantage aussi. Mais je me résignai à continuer mon chemin. Avant d’avoir pu donner un coup d’accélérateur à mon engin, l’inconnu me remercia pour ma disponibilité. A cela, il ajouta : De quelle religion es-tu? Chrétienne ou musulmane?

Chrétienne lui répondis-je. Il me dit alors : Puisse Dieu te bénir. Gardes la foi, mais tu sais, si je suis venu vers toi, ce n’est pas par hasard… c’est Dieu qui m’a guidé vers toi. Quand tu roulais, alors que j’étais derrière toi, j’ai vu comme un troupeau de moutons qui te suivait. J’ai reçu certains dons, si tu veux en savoir d’avantage, choisit un endroit  à côté, là où tu te sentirais vraiment en sécurité, et je te raconterai la suite. Je te suivrai, mais avant de t’asseoir à l’endroit que tu auras choisis, fais une prière que tu aimes dire.

Ce que je fis, de plus en plus intriguée, mais désirant en savoir plus. Nous nous assîmes donc, l’inconnu et moi en bordure de route. Le piéton, lui aussi intrigué, nous retrouva par la suite. Avant de parler, l’inconnu me dit : je ne suis pas un imposteur. Pour te le prouver, on va d’abord faire une chose : Tu cracheras dans ma paume. Si je mens, le crachat y restera, si je ne mens pas, le crachat se retrouvera dans le dos de ma main.

Je crachai alors, et le crachat se retrouva dans le dos de sa main… Il commença donc à me parler. Il me raconta alors des choses vraies relatives à ma vie et à ma famille. Alors, il me raconta qu’une de mes tantes avait le projet de me faire du mal. Que cette dernière me rendrait folle dans un premier temps, pour ensuite me tuer mystiquement. Il me dit alors, que je portais sur moi, une certaine somme d’argent que l’on ajouterait d’ailleurs pour organiser mes funérailles si je ne faisais rien. Il me demanda combien exactement j’avais comme argent.

J’avais plus de 26.000f cfa sur moi ce soir-là, ce que je lui fis savoir. Il me dit ceci: Ce n’est pas tout. Tu as de l’argent à la maison. C’est une commission, mais c’est aussi de l’argent sale. On va prier sur tout ce que tu as comme argent afin que tu sois lavée du sortilège que t’as lancé ta tante. Mais avant d’aller ramener ce que tu as à la maison, déposes au sol tout l’argent que tu as sur toi. Va, tu me retrouveras ici.

Effectivement, le même jour, dans la matinée, mon frère ainé m’avait demandé d’aller verser l’argent de son loyer chez son bailleur, ce que je décidai de ne faire que le lendemain. Ainsi, après avoir vidé mon porte-monnaie de tout ce qu’il contenait, je repris ma moto pour aller chercher le reste de l’argent à la maison. Dieu et les anges veillaient sur moi ce soir-là. En effet, quand je partis afin de ramener le reste de l’argent, ma moto, pour la première fois depuis que je l’avais, refusa de se mettre en marche. Malheureusement, mon peu de foi me rattrapa. Je poussai alors la moto jusqu’à la maison, rentrai dans ma chambre, pris les 50.000 f cfa du loyer de mon frère, et empruntai la nouvelle moto de ma sœur pour retourner voir l’inconnu. J’oubliais de vous dire qu’avant de partir à la maison, l’inconnu m’avait fait éteindre mon téléphone. Mais je l’avais dans mon sac. Il m’avait dit que la personne qui me voulait du mal m’appellerait le même soir.

Je le retrouvai donc à la même place, toujours assis avec le piéton. Il me proposa alors de changer d’endroit, proposition à laquelle je ne trouvai pas d’objection. On s’arrêta à cent mètres de là où nous étions assis. C’est alors que l’inconnu me demanda de remettre  aussi bien mon téléphone que tout mon argent au piéton, par ce que lui ne devait pas toucher à l’argent. Je m’exécutai. Il me dit ensuite d’aller à l’église (elle était à moins d’un km de là où nous étions), d’y jeter une pierre que j’aurai au préalable ramassé devant la cour de l’église, de faire une prière, et de revenir pour qu’ensemble, on prie pour moi et sur mon argent qu’il disait sale.

Je fis donc demi-tour, direction église de la Patte d’oie. Mais à peine ai-je fais 100 mètres que je recouvrai mes esprits. J’ai eu l’impression que je venais de me réveiller. Je me rendis compte que je m’étais faite escroquée. Sur le champ, je reparti là où j’avais laissé les deux messieurs, mais peine perdue. Ils avaient eu le temps de fondre dans la nature. Je fis le tour du quartier, rien n’y fit. La tristesse m’envahit alors : Je venais de remettre à des malfrats, mon téléphone portable, et plus de 76.000 f cfa… Le piéton n’était autre que l’acolyte de l’inconnu.

Mon histoire est réelle, si vous la lisez, partagez la avec vos proches, afin que la sensibilisation se fasse. Ce genre de malfrats courent toujours les rues de Ouagadougou… La prochaine fois, je vous raconterai la seconde fois où j’ai été abordée par des individus de la même espèce.

Soyez vigilants  et parlez-en à vos enfants.

 

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There are 3 comments

  1. hum ma ch?re jai ?t? dans mm situation k tw mais seulment prie le seigneur de t pardonner d’avoir cru en un otre Dieu k lui

  2. j’ai ?t? victime d’une meme histoire ce qui est idem c’est le mode op?ratoire.

    Trop de malfrats redoublons de vigilance
    c’est un reseau bien organis? qui nus joue ce tour.

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