Aucune femme ne doit plus mourir en donnant la vie!

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Cette phrase a été maintes fois prononcée et répétée. Cependant au Burkina et ailleurs dans le monde, la tragédie continue, silencieuse. Les chiffres sont parlants.

 

Séance d'information de femmes sur le cancer du sein et les lésions précancéreuses du col à Pouytenga
Séance d'information de femmes sur le cancer du sein et les lésions précancéreuses du col à Pouytenga

Qu’est-ce que la mortalité maternelle?

L’on parle de mortalité maternelle « chaque fois qu’une femme décède durant sa grossesse ou lors de l’accouchement, ou dans les 42 jours suivants la terminaison de la grossesse »

Quelques chiffres!

Au Burkina Faso, une (1) femme et sept (7) nouveaux nés perdent la vie toutes les trois (3) heures. Le ratio est de 484 décès maternels pour 100 000 naissances vivantes.

Ces chiffres sont inacceptables selon le ministre de la santé qui note par ailleurs que l’amélioration de la santé des femmes et des enfants nécessite un engagement politique, une bonne organisation du système de santé, une implication des familles et des communautés et enfin une implication de la société civile, des médias, et de la communauté internationale.

La région du centre enregistre plus de décès maternels que les autres régions, exception faite de la région du Sahel, a souligné le représentant du maire de la commune de Ouagadougou lors de la cérémonie de lancement de la CARMMA. Cette situation est paradoxale au regard de la concentration  des structures de santé, et de l’existence de centres de référence en matière de soins maternels. Cela dénote une certaine inaction face à cette tragédie silencieuse.

La représentante de l’OMS tout en saluant l’engagement des autorités, a souligné le caractère multidimensionnel des causes et facteurs du fléau qui nécessite une synergie d’action entre autorités, secteur privé et acteurs de la société civile.

3 retards pouvant conduire à la mortalité maternelle et néonatale

–          le retard dans la prise de décision (méconnaissance des signes de danger et faible pouvoir de décision de la femme)

–          retard pour atteindre un centre de santé (distance, manque de moyen de transport ou coût élevé, mauvais état des routes)

–          retard dans l’accès aux soins (personnel insuffisant en nombre et en qualification, absence de motivation, coûts des soins, faiblesses en équipements et infrastructures).

Le ruban blanc symbole de la maternité à moindre risque

Dans son allocution, la représente de la première dame, marraine de la cérémonie de lancement de la CARMMA, a souligné la nécessité des interventions à gains rapides qui prennent en compte tous les aspects de la santé de la reproduction. L’une des actions de la CARMMA concerne justement l’organisation des séances de prestations gratuites notamment le dépistage des lésions précancéreuses du col  et  l’autopalpation des seins. Beaucoup d’initiatives privées et associatives sont menées dans ce sens sur le terrain. Sont de celles là, L’Alliance du ruban blanc pour la maternité à moindre risque du Burkina.  Elle a organisé une séance de dépistage des lésions précancéreuses du col de l’utérus à Pouytenga le jeudi  28 juillet 2011. Cette activité a permis le dépistage de 209 femmes dont huit cas de lésions précancéreuses qui ont été référées au CHU Yalgado. Le dépistage a été précédé d’une séance de d’information sur les causes et conséquences ainsi les actions à mener afin d’éviter ce mal.

 

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