Famine en Somalie, le silence coupable des nations africaines

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La famine qui sévit en ce moment dans la corne de l’Afrique et particulièrement en Somalie, nous interpelle à plus d’un titre. L’union africaine tergiverse, les femmes et les enfants meurent.

Photo: Le Parisien.fr
Photo: Le Parisien.fr

De la même manière que les pays donateurs ne se bousculent pas pour tenir leurs promesses de dons, les États africains traînent les pas pour se réunir et décider à venir en aide à la corne de l’Afrique. Initialement prévue pour se tenir le 09 août, la rencontre de l’Union Africaine sur la crise alimentaire que traverse cette partie du continent a été repoussée au 25 août. Raison invoquée, permettre aux chefs d’États de prendre part à cette rencontre.

Cependant, la crise ne fait que s’amplifier, atteignant d’autres régions de la Somalie et des pays environnants. Les estimations de l’ONU et des organisations humanitaires présentes sur place sont alarmistes. Pendant ce temps, les nations africaines ne semblent point préoccupées par cette tragédie qui se déroule, silencieuse. Point d’élan de solidarité à l’endroit de ces frères qui se sont entretués et que la famine est en train d’achever. On laisse le soin aux agences humanitaires et onusiennes crier sur toutes les tribunes pour réclamer plus d’aide. Où est donc passée cette légendaire solidarité africaine.

En attendant que des donateurs extra-africains daignent se manifester,il reste à esperer que l’Union Africaine, dans un sursaut d’orgueil, parviendra à mobiliser un peu de fonds pour sauver la corne de l’Afrique. Cette attitude toujours attentiste n’est pas digne de l’Afrique qui rêve d’émancipation. Tant que les nations africaines, à travers leurs dirigeants, continueront à faire profil bas face aux crises qui menacent le continent, rien ne changera. La société civile et la jeunesse africaine sont toutes interpellées. Quand il s’agit de se mobiliser pour la fête, la promptitude est au rendez-vous. Un proverbe dit bien ceci ” quand la case de ton voisin prend feu, vient lui en aide car la prochaine à brûler pourrait être la tienne”.  En cela, l’initiative de ce jeune ghanéen, de 11 ans, Andrew Adansi-Bonnah, qui a décidé de collecter des fonds dans son pays en faveur des enfants somaliens, est plus qu’une leçon de morale.

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