Sit-in du RDEBF sur Charles de Gaulle : aux abords du goudron pour commencer

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Le boulevard Charles De Gaulle

Le Rassemblement des écologistes du Burkina Faso (RDBEF) a tenu  ce samedi 3 septembre 2011 un sit-in de protestation et d’interpellation de la mairie de Ouagadougou sur la dégradation du boulevard  Charles de  Gaulle et de ses accotements. Pour cette fois-là, les écologistes n’ont pas pris d’assaut ni  barré la voie. Mais si rien n’est fait pour réparer ou stopper l’érosion de la route, les écologistes ont prévenu qu’ils entreront dans le vif du…goudron !

Dans une correspondance datée du 1er septembre 2011, le président du RDBEF, Ram Ouédraogo, invitait « respectueusement » Simon Compaoré, le maire de la ville de Ouagadougou, à un sit-in que le parti organise ce samedi 3 septembre sur la portion du Boulevard Charles de Gaulle qui va des feux tricolores en face de la Direction de l’habitat et du logement jusqu’au pont de l’Université de Ouagadougou. L’objet de ce sit-in est de protester et d’interpeller sur la dégradation depuis une dizaine d’années de cette portion de voie ainsi que de ses accotements par l’érosion.

Le samedi matin, Ram Ouédroaogo et des militants venus de plusieurs secteurs de Ouagadougou étaient présents au rendez-vous. Mais fait remarquable, les manifestants n’occupent pas la voie. Ils sont juste sagement « assis » au bord de la voie où passaient des usagers dont certains leur jetaient des coups d’œil curieux. La raison de cette exposition, Ram Ouédraogo la donne, de même que celle de l’absence du maire à la réunion.

« Le maire m’a appelé hier (NDLR : la veille 2 septembre) par quatre fois pour nous demander de nous tranquilliser et qu’une solution sera trouvée », a déclaré le président du parti des écologistes. « Il nous a aussi demandé pardon de ne pas barrer la voie », ajoute le président, « et je lui ai dit que nous ne sommes pas des anarchistes, donc nous n’allons pas barrer la voie ».

Mais même si Simon Compaoré a promis, comme l’a dit Ram Ouédraogo, de revenir le lendemain dimanche 4 septembre sur les lieux, il n’en est pas pour autant débarrassé de l’œil inquisiteur des écologistes. « Si d’ici fin septembre, rien n’est fait, nous allons encore sortir et cette fois, nous barrerons la route », a déclaré Ram Ouédroago sous un tonnerre d’applaudissements. Pour lui, les conséquences de cette dégradation font que le temps presse.

Entre autres, Ram Ouédraogo a exhibé le coût exorbitant que nécessitera une réparation de la voie si elle est totalement détruite ; l’insécurité des riverains, notamment les commerçants qui exercent aux abords de la route dont la clientèle est chassée par l’affaissement et les ornières creusées dans les accotements.

Cependant, les écologistes ne  se sont pas qu’intéressés au sort du palier du siège de leur parti, car il faut le rappeler, le sit-in a eu lieu devant l’espace Or, port d’attache du RDBEF. La détérioration des autres infrastructures routières de Ouagadougou et du Burkina, comme le boulevard des Tansoaba, ont également été dénoncées. Ram Ouédraogo a indiqué que ce type de manifestations se rééditera dans tous les coins du Burkina où ce genre de problèmes se posera.

 

Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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