La Banque Mondiale et l’Afrique, je t’aime moi non plus?

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« L’année 2011 constitue pour l’Afrique subsaharienne une occasion sans précédent de transformation et de croissance durable».  Telle est la conviction de la Banque Mondiale. Conviction affirmée dans sa nouvelle stratégie pour l’Afrique intitulée « l’Avenir de l’Afrique et le soutien de la Banque Mondiale ».

logo Banque mondiale.  Ph. casafree
logo Banque mondiale. Ph. casafree

La banque mondiale se soucie de l’Afrique. Elle est résolument engagée à accompagner les gouvernants à tendre vers l’atteinte des OMD, d’où cette nouvelle stratégie qui tire des leçons du passé et envisage l’avenir avec sérénité. Cette nouvelle stratégie, issue de larges consultations comporte essentiellement deux axes d’intervention: Le premier axe et relatif à la compétitivité et à l’emploi, le second axe d’intervention porte sur la vulnérabilité et la résilience.

 De la compétitivité et de l’emploi.

L’Afrique est un continent en chantier ; notamment l’Afrique subsaharienne. La forte croissance démographique alliée de l’analphabétisme ambiant, créent des défis en termes d’emploi. La nouvelle stratégie de la banque mondiale en la matière vise à accompagner la création d’emplois dans les secteurs des biens et services échangés,  des technologies de l’information et de la communication, du tourisme, des mines, etc.

 De la vulnérabilité et de la résilience.

 Ce deuxième axe d’intervention vise à aider les pays africains à faire face aux chocs multiples et multiformes. Il s’agit en l’occurrence des chocs macroéconomiques mais aussi et surtout ceux liés aux changements climatiques (famines, catastrophes naturelles, pénuries alimentaires), ainsi que les chocs dus aux violences politiques et aux conflits. L’expertise banque mondiale sera mise au service des Etats afin de développer des mécanismes pour faire face à ces défis.

Quelle stratégie de mise en œuvre ?

Cela passe concrètement par la promotion de la bonne gouvernance et le renforcement des capacités du secteur public, ainsi que la mise à profit des potentialités offertes par les technologies de l’information et de la communication, entre autres. Des partenariats seront noués avec des instituions de financement comme la Banque Africaine de développement. L’expertise interne de la Banque Mondiale, à travers l’IFC, qui s’occupe du financement du secteur privé, sera mise à contribution. Une politique de décentralisation au moyen de plaque tournantes sous régionales permettra un rapprochement entre la Banque mondiale et ses clients.

Quid du Burkina ?

Avec le Burkina Faso, la Banque mondiale, à travers sa représentation nationale, entretien de solides relations de partenariat. En témoigne les multiples accords de financement  de projets que la banque a signé avec le pays des hommes intègres. Ces financements de la banque mondiale concernent plusieurs domaines dont la santé, l’éducation, l’eau et l’assainissement, le secteur privé, etc.

Le portefeuille des investissements au Burkina fait état d’un engagement global à hauteur de 839,39 millions de dollars. La répartition de ce portefeuille donne une belle part au développement rural avec 21% des investissements soit 180 millions de dollars.  Vient ensuite le secteur privé avec 20% soit 165,7 millions de dollards. L’éducation et la santé s’adjugent à eux deux, 18%  équivalents à 151, 4 millions de dollars. L’énergie et les mines, les transports, l’eau et l’assainissement prennent respectivement 16%, 13% et 11% qui correspondent à 135,62, 108,1, et 90 millions de dollars. Le parent pauvre de ce partage de tong tong est sans conteste le secteur du renforcement des capacités qui se retrouve avec 1% soit 8,5 millions de dollards.

Des mécanismes d’évaluation sont prévus par la banque afin d’évaluer l’impact réel de ces investissements sur le terrain, avec la promesse d’une plus grande implication de la presse dans ce processus. Wait and see.

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