Proche et moyen – Orient : le foyer de la division des grandes puissances (1)

429 0

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas envisage de demander l’adhésion de la Palestine en tant qu’Etat  indépendant au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies, le vendredi 23 septembre 2011, contre  vents et marrés.

Au proche orient, le conflit israélo-palestinien qui existe depuis des décennies constitue le foyer des dissensions au sein de la communauté internationale. Les grandes puissances voient la réalité des choses mais chacune veut ménager le lobby juif, très puissant dans le monde actuel.

Au compteur, plusieurs résolutions des Nations unies ont été boycottées par Israël qui nargue ainsi la communauté internationale et sème la terreur, la vraie, au Proche-Orient. De la poursuite de la colonisation en territoires palestiniens constamment occupés à l’usage des armes non conventionnelles lors des opérations de son armée, Israël crée dans cette partie du monde une zone de non droit de vie et d’épanouissement pour les pauvres palestiniens.

Ces derniers, en vain, ont appelé au secours l’ONU et la Communauté internationale, impuissantes face à l’imperturbable Etat hébreu. Les plus radicaux tel le Hamas ont très tôt compris qu’il n’y a pas d’issue négociée fiable au conflit.

Le Fatah, chouchouté jusque-là par les Etats Unis et l’Union Européenne pour son indulgence face aux agissements barbares d’Israël, vient lui aussi de se rendre compte qu’il a été berné sur les promesses fallacieuses de création d’un Etat palestinien viable à côté d’Israël.

La demande d’adhésion de la Palestine au conseil de sécurité de l’ONU le 23 septembre prochain, risque de ne pas aboutir non seulement, bien qu’elle ait eu le mérite de décrier l’attitude des  ‘’grands du monde’’, et de créer une siscion claire entre eux. Cela pourrait plutôt lui être avantageux à l’image de ce qui était appelé l’équilibre de la terreur à l’époque de la Guerre froide.

Les dupes pensent toujours à une solution concertée, chantée depuis plus de quarante ans. Et depuis lors, les territoires palestiniens sont chaque jour grignotés par les colons juifs qui semblent avoir l’intention de tout récupérer.

Il paraît dérisoire de parler d’une ‘’solution constructive’’ vers la reprise des pourparlers (comme « seul moyen de parvenir à la paix et à la solution à deux Etats que le peuple palestinien souhaite ») qui n’ont jamais réellement existé entre les belligérants depuis 1967. La paix sera-t-elle au rendez-vous d’une colonisation sans fin ?

Tout le monde convient que non. Une colonisation, certains la qualifie de summum de l’oppression. D’aucuns sont y ferment volontiers les yeux, sûrement impuissants, peut être ignorants. Pourtant, il est plus facile de croire que c’est parce qu’elle (la Palestine) n’existe pas en tant qu’Etat indépendant reconnu que la colonisation continue.

Le président Obama qui s’était dit favorable à la création d’un Etat palestinien aux côtés d’Israël cette année verra son pays y opposer son véto. L’Union européenne dont les ténors ont également soutenu cette idée, semble désormais divisée.

L’enjeu est donc trouble et l’issue incertaine ; mais l’acte reste salutaire.

 



Article similaire

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *