Bobo-Dioulasso : trois infirmiers avorteurs aux arrêts

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Depuis le décès d’une parturiente à la maternité Sylla Sanon du secteur 21 de Bobo-Dioulasso, les habitants de ce quartier sont allergiques à toute complication d’accouchement. C’est ce qui explique sans doute l’attroupement de ce lundi 19 septembre 2011 face au centre de santé et de promotion sociale (CSPS) dudit secteur, suite à un avortement mortel.

Vue de ce qui reste de la maternité Sylla incendié suite à la mort d’une parturiente. Ph. B24
Vue de ce qui reste de la maternité Sylla incendié suite à la mort d’une parturiente. Ph. B24

De source policière, une jeune fille qui a tenté d’avorter est morte suite à des complication médicales. Conduite au CSPS de son secteur qui se trouve être celui de la localité où une parturiente est décédée au début du mois de septembre 2011 à la maternité. La population, allertée, s’est déportée sur les lieux du drame pour en savoir davantage. Après renseignements, il s’est avéré que la fille en question avait été aidée par des infirmiers pour un avortement, et que malheureusement pour elle et ses complices, la tentative a mal tourné. Elle en est morte. Et les trois infirmiers, cités sans doute avant le décès de la jeune fille, ont été arrêtés pour répondre de leur acte.

Au secteur 21 de Bobo-Dioulasso, la mort de Sita Traoré, la parturiente qui est décédé à la maternité Sylla Sanon, a révolté la population locale. En rappel, ladite maternité a été incendiée avec tous ses services. A l’heure où nous traçons ces lignes, la maternité est délaissée car rien ne peut y être utilisé comme service pour le moment. Seuls les enfants passent leur temps à faire le tour des bureaux dévastés et à jouer au ballon dans la cour. « Le gardien nous a dit qu’on peut jouer sans rien craindre. Il dit qu’il n’est plus gardien » nous a confié un garçonnet de 5 ans environ perché sur le mur de clôture de la maternité. Pendant ce temps, toutes les femmes qui portent une grossesse, sont obligées de se rabattre au CSPS, ou aller dans des maternités d’autres quartiers de la cité.

Certains qui ne savent pas où aller se rendent au même CSPS pour y avoir les informations qui leurs sont nécessaires. C’est le cas de ce jeune père de famille, qui ne sait où aller avec sa femme qui a accouché à la maternité Sylla Sanon la veille du désastre. A la question de savoir où il doit se rendre avec son bébé pour le rendez-vous du quarantième jour, le jeune homme a été choqué par la réponse de son interlocutrice. Assise derrière le guichet du dépôt pharmaceutique du CSPS, la femme à laquelle le jeune homme s’est adressée lui dit simplement : « partez là où elle a accouché ». Pourtant le jeune avait bien précisé que son épouse à accouché à la maternité Sylla Sanon qui n’existe plus que de nom. C’est donc dire que la population souffre du fait qu’elle ait elle-même incendié la maternité. Et depuis lors, plus rien ne se passe comme avant dans ce secteur. Les trois infirmiers complices de la jeune fille morte suite à un avortement ne diront pas le contraire.

Boroma

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