La Banque mondiale forme les organisations de la société civile (OSC) et les médias en vue de leur implication effective dans la notation CPIA du Burkina

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Le Présidium à l'ouverure de l'atelier. Ph. Banque mondiale.
Le Présidium à l'ouverure de l'atelier. Ph. Banque mondiale.

La mission résidente de la banque mondiale au Burkina a organisé le jeudi 29 septembre à Ouagadougou, un atelier de formation sur le CPIA (Country Policy and Institutionnal Assesment) ou  EPIN en français (Evaluation de la Politique des institutions nationales), à l’intention des organisations de la société civile et des médias.

Cet atelier avait pour objectif d’outiller les organisations de la société civile ainsi que les journalistes afin qu’ils soient  familiarisés avec cet outil d’évaluation des performances pays, initié par la Banque mondiale. L’atelier qui a réuni plus d’une trentaine de participants issus de différentes organisations de la société civile et des médias, a permis à ces derniers de s’informer et de jeter les bases d’un processus de formation en vue de prendre part à l’évaluation proprement dite. La tenue de cet atelier répond à l’exigence d’ouverture que s’est assignée la Banque à l’endroit d’autres acteurs du développement, notamment les médias et les OSC.

 Le CPIA ou EPIN est un outil d’évaluation des performances du pays dans divers domaines. C’est sur la base de cette évaluation que sont faites les allocations de ressources aux pays par la Banque. Traditionnellement, cela était l’apanage des techniciens de la Banque qui le faisaient sur la base d’informations recueillies auprès du gouvernement.  Depuis 2008 cependant, au Burkina Faso, cette évaluation se fait par un processus impliquant différents acteurs dont le gouvernement, le secteur privé les acteurs de la société civile ainsi que les médias.

Cet exercice porte essentiellement sur quatre domaines clés que la gestion économique, les politiques structurelles, la politique d’inclusion sociale/d’équité et la gestion du secteur public et des institutions. Chacun de ces quatre (04) domaines comporte des critères (16 au total)  sur lesquels l’évaluation est faite.

Dans le domaine de la Gestion économique, les critères d’évaluation portent sur la gestion macroéconomique, la politique fiscale et la politique d’endettement. Pour les politiques structurelles, les critères portent sur le commerce, le secteur financier ainsi que l’environnement réglementaire des affaires.

Les critères examinés dans le domaine des Politiques d’inclusion sociale et d’équité concernent l’égalité de genre, l’équité dans l’utilisation des ressources publiques, la formation des ressources humaines, la protection sociale et la main-d’œuvre, ainsi que les politiques et institutions pour la pérennité environnementale. Quant à la gestion du secteur privé et des institutions, cinq critères sont pris en compte. Il s’agit, du droit de propriété et la gouvernance basée sur les Règles, de la qualité de la gestion budgétaire et financière, de l’efficacité de la mobilisation des recettes, de la qualité de l’administration publique. Le cinquième critère dans ce domaine, porte sur, la transparence, l’obligation de rendre compte et la corruption dans le secteur public.

Les pays sont notés sur une échelle de 1 à 6 par ordre croissant. Le Burkina a obtenu un score de 3.8 dans la Notation Globale CPIA 2010 et le gouvernement se fixe pour ambition d’atteindre la note de 4 sur 6. Cet exercice de notation est annuel et se déroule généralement entre octobre et janvier. La note obtenue suite à cette évaluation fait l’objet d’un examen par  des pairs avant d’arriver au comité de décision de la Banque mondiale. Il est à noter que 4 autres critères sont pris en comptes dans l’évaluation finale.  Cette note a une incidence sur l’allocation des ressources au pays par la Banque mondiale.

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