Académie militaire Georges Namoano : La promotion du Cinquantenaire a reçu ses épaulettes

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Les 33 élèves officiers d’active qui forment la 11e promotion de l’Académie militaire Georges Namoano (AMGN) de Pô, ont reçu leurs épaulettes de sous-lieutenant. C’était ce vendredi 30 septembre 2011 sur la plate-forme du palais présidentiel de Kosyam à Ouagadougou, à  147 km de Pô, là où se dresse cette « forge à officiers ».

Les 33 sous-lieutenants de la Promotion du Cinquantenaire. Ph. Burkina24

Avec 14,505 sur 20 comme plus forte moyenne, 10,00 comme plus faible moyenne et une moyenne générale de promotion de 12,671, les 33 élèves officiers d’active ont été jugés dignes par l’Etat-major général des armées burkinabè du grade de sous-lieutenant. Et c’est sous le regard hautement solennel du Chef suprême des armées burkinabè, le président du Faso Blaise Compaoré, que ces 32 hommes et une femme de 9 nationalités, dont 23 burkinabé, un béninois, deux maliens, un sénégalais, deux centrafricains, un togolais, un nigérien, un tchadien, un gabonais, ont reçu leurs épaulettes sur la plateforme du palais de Kosyam à Ouagadougou. Cela, après un périple qui a commencé depuis un certain 10 octobre 2009 avec 37 stagiaires.

Pourquoi à Ouaga et non pas à Pô ?

La question que se sont posée nombre de personnes a été de savoir la raison pour laquelle cette cérémonie, qui se tenait à l’Académie Militaire Georges Namoano (AMGN) de Pô depuis 27 ans que l’école existe, se tenait dans la capitale burkinabè cette année. Certains avaient vite fait de lier cela à la récente mutinerie qui a secoué le Burkina, dont la garnison de Pô a été l’un des foyers les plus brûlants.

Cependant, le Général de brigade Honoré Traoré, chef d’état-major général des armées, a apporté un démenti à cette thèse qu’il a qualifiée de « fantaisiste » et du haut de la tribune, s’il vous plaît ! La cérémonie se tient à Ouagadougou à cause, a-t-il dit, « des travaux de réfection des infrastructures de l’Académie, qui étaient toujours en cours au moment où la décision a été prise ». Quant à ceux qui pensent que l’AMGN allait migrer, le général indique que « nul n’a l’intention de transférer l’AMGN où que ce soit ».

Des invités de marque

Cette précision faite, il faut souligner que la cérémonie a été rehaussée par des invités de marque. Les chefs d’état-major général d’armées du Sénégal et de la Côte d’Ivoire étaient présents à la tribune officielle. Celui qui est entré dans l’histoire politique du Niger par la grande porte, le général de corps Salou Djibo, a été également l’hôte d’honneur de la cérémonie, aux côtés du chef de la délégation militaire malienne.

Des chefs de section d’infanterie prêts à servir leur nation

Le commandant de l’AMGN, Edmond Compaoré, a tenu à préciser ce que son école a apporté à ces élèves officiers. Destinés à devenir des chefs de section d’infanterie au profit des forces armées de leurs pays respectifs, ils ont appris l’exercice de l’autorité, la mission opérationnelle, ont subi l’entraînement physique, militaire et sportif et ont reçu les formations administrative, technique ainsi que celles générale et spécifique. Le délégué de la promotion, Ahmed Drabo, n’oubliera sans doute pas le « bahutage », ce spécial accueil des « bleus » qui les débarrasse de leurs habitudes et attitudes « d’étudiants grévistes » du campus, où ils ont été recrutés, et leur fait quitter les habits de civils pour ceux de militaires.

Il faut retenir également que les élèves et la hiérarchie militaire ont tenu à rendre un vibrant hommage aux quatre accidentellement disparus du 20 février 2010, dont deux élèves officiers, un officier encadreur et un militaire du rang.

C’est en ayant donc gravé dans leur mémoire ces défunts frères d’armes que les 33 élèves officiers ont reçu leurs épaulettes du chef suprême des armées Blaise Compaoré, juste après qu’il les ait baptisés « Promotion du Cinquantenaire », en référence aux cinquante ans d’indépendance du Burkina et aux cinquante ans d’existence de l’armée nationale burkinabè.

La 11e promotion de l’AMGN s’en va ainsi vers son destin. La 12e promotion, elle, avec ses 45 stagiaires, attend son tour.



Abdou ZOURE

Abdou Zouré, journaliste à Burkina24 de 2011 à 2021. Rédacteur en chef de Burkina24 de 2014 à 2021.

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