Le NEPAD, 10 ans déjà!

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Le Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique (NEPAD), initié par cinq chefs d’Etats africains souffle ses dix bougies. Un anniversaire  clopin-clopant qui interroge plus d’un .

Le NEPAD, un programme  de l'Union africaine.
Le NEPAD, un programme de l'Union africaine.

Le NEPAD a été adopté en 2001 par les chefs d’Etats et de Gouvernements de l’OUA, avant sa ratification en 2002 par l’Union Africaine.  Il est issu de trois initiatives parallèles.  Pendant que  l’ancien Président Sud Africain Thabo MBEKI conduisait le Partenariat du Millénium pour le Programme de Redressement de l’Afrique (MAP), révélé au Forum Economique Mondial de Davos en Janvier 2001, le chef de l’Etat sénégalais  Abdoulaye WADE proposait le plan OMEGA, présenté au Sommet de la Francophonie au Cameroun, en Janvier 2001.

 La fusion de ces deux initiatives en un plan unique donna naissance à «la Nouvelle Initiative Africaine» (NIA), qui sera plus tard baptisée «Nouveau Partenariat pour le Développement de l’Afrique» (NEPAD), traduction de l’appellation anglaise New Partnership for African Développent.  Bien que  similaires, ces initiatives comportaient aussi des différences reflétant les priorités régionales et autres de leur concepteur. Il fallait donc des compromis pour fusionner ces trois propositions en une seule initiative. Le NEPAD traduit donc ces compromis  dynamiques qui ont permis d’aboutir à une seule initiative.

Le Sommet des Chefs d’Etat de Lusaka adopta la Nouvelle Initiative Africaine et élargit la direction politique à dix autres Chefs d’Etat, à raison de deux par région. Les pays fondateurs du NEPAD sont l’Afrique du Sud, l’Algérie, l’Égypte le Nigéria et le Sénégal.

Les objectifs essentiels du NEPAD consistent à placer les pays africains individuellement et collectivement sur la voie du développement et de la croissance durables; et de participer activement à l’économie mondiale. Il  offre une unique occasion aux pays africains, aux communautés économiques régionales et aux acteurs  de prendre le contrôle de leur programme de développement, de travailler plus étroitement ensemble et de coopérer avec plus d’efficacité avec les partenaires mondiaux.

Dix années, c’est peu pour la mise en oeuvre d’un plan aussi vaste, mais d’aucuns pensent que le NEPAD titube et traduit une fois de plus le laxisme africain. Le tollé médiatique et l’admiration suscités par la présentation du NEPAD en 2001 ne devraient pourtant pas décevoir. Les attentes des africains dans la réalisation de ce partenariat africain sont fortes et ne doivent souffrir, comme de coutume, des négligences politiques.





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