Economie verte et transformation structurelle : La nécessité de reboiser

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© AFP

« L’avenir du monde est vert et lorsque nous planifions pour l’avenir, nous devons le faire sur la base de technologies vertes » a déclaré Meles Zenawi, premier ministre de la république fédérale democratique d’Ethiopie lors de la 6e conférence économique africaine tenue du 25 au 28 octobre à Addis-Abeba.

Meles Zenawi a fait cette déclaration lors de son allocution d’ouverture de la sixième conférence économique africaine qui s’est tenue du 25 au 28 octobre à Addis-Abeba en Ethiopie sur le thème « Economie verte et transformation structurelle».

Parvenir à une croissance inclusive et rendre la croissance économique plus réactive aux objectifs d’éradication de la pauvreté figurent parmi les préoccupations prioritaires auxquelles doit répondre une économie verte.

Selon le premier ministre éthiopien, il convient de saisir les occasions offertes par un modèle de croissance et de développement fondé sur l’économie verte pour transformer l’agriculture africaine et réaliser la transformation structurelle.

Malheureusement, a-t-il relevé « Notre secteur agricole est miné par les problèmes créés par les autres et par notre propre mauvaise gestion ». Pour inverser la tendance, le représentant de l’Etat a déclaré que l’Afrique n’a pas le choix que d’embarquer sur la voie du développement agricole vert. «  C’est la seule façon dont nous pouvons soutenir un secteur agricole significatif dans le contexte mondial actuel et c’est le seul moyen que nous avons pour  préserver la ressource de base de notre agriculture pour que nous puissions ensuite le transformer » a t-il martelé.

Convaincu qu’on ne peut espérer atténuer l’impact des sécheresses et des inondations sans un reboisement massif, le premier ministre Zenawi a  plaidé pour un développement vert impliquant de vastes programmes de gestion et de reboisement des forêts,  de conservation des sols, de gestion durable de l’eau.

Pour lui, cet engagement pour la restauration du couvert végétal est  au centre de tout espoir de transformation de l’agriculture et d’amélioration des revenus des  agriculteurs. « En plus d’atténuer les effets du changement climatiques, les arbres que nous plantons pourrait devenir une source vitale  et de nouveaux revenus pour nos agriculteurs » a t-il proclamé.

Sa conviction, Il la fonde également sur le fait que, pour matérialiser cette option politique « tout ce qu’il faut, c’est la volonté politique et la mobilisation sociale ». Melès Zenawi n’a pas manqué d’annoncer que son pays l’Ethiopie à entamé le développement vert dans l’agriculture, à travers le reboisement d’environ 15 millions d’hectares de terres dégradées.

Le Premier ministre éthiopien, M. Meles Zenawi, a également reconnu que la transformation structurelle ne peut avoir lieu sans  une augmentation massive de la production de l’énergie en Afrique, à partir de sources renouvelables.

Le chef du gouvernement a souligné que l’Éthiopie a déjà lancé un programme, qui permettra d’accroître par cinq la production d’énergies propres dans les cinq prochaines années. «En 2025, lorsque nous nous serons un pays à revenu intermédiaire, nous aurons près de zéro pour cent d’émissions nettes de carbone dans notre économie” a t-il énoncé

Pour lui, cet engagement pour  le développement vert profitera à l’humanité dans son ensemble. « Il serait donc naturel et juste que nous soyons compensés non seulement pour les dommages causés à notre économie, par le réchauffement climatique, mais aussi pour les services que nous rendons en nous engageant  dans l’atténuation de leurs effets » a-t-il relevé.

Mais il n’a pas manqué de souligner que les questions de développement vert et de transformations structurelles économique en Afrique sont trop urgentes et trop importantes pour être laissées à la merci du bon vouloir des autres. « Nous devons trouver une source plus fiable de mobilisation de ressources alors même que nous insistons sur le paiement qui nous est dû de plein droit. » a-t-il avancé.

Roukiattou Ouedraogo, Addis Abeba

Dieudonné LANKOANDE

M. Lankoandé est passionné de web2.0 et de stratégies marketing (Marketing/web & Community Management) propre au secteur on line, domaine dans lequel il a plusieurs années d’expériences.

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