Lutte contre la pauvreté, la banque mondiale veut s’attaquer aux nouveaux défis

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Une mission de la Banque mondiale a séjourné au Burkina Faso  les 3 et 4 novembre 2011, dans le cadre d’une concertation avec le gouvernement et les partenaires techniques et financiers sur les prochains appuis budgétaires de la banque. Celle-ci a, à la fin des échanges, rencontré la presse le vendredi 4 novembre pour faire le point.

De gauche à droite, Mmes Miria Pigato et Galina Satirova. Photo: Burkina24
De gauche à droite, Mmes Miria Pigato et Galina Satirova. Photo: Burkina24

La Banque mondiale prépare actuellement une nouvelle série d’opérations d’appuis budgétaires au pays africains. C’est dans cette optique que la mission de la banque conduite par Mme Miria Pigato s’est entretenue avec le gouvernement et les autres partenaires au développement, en vue de relever les nouveaux défis de la croissance économique et de la lutte contre la pauvreté.

Selon Mme Pigato, Directrice de la Division chargée de la gestion économique et de la réduction de la pauvreté de la région Afrique, il est important de venir dans les pays où intervient la Banque pour se rendre compte des réalités, ce qui permet de mieux comprendre et bien agir dans le sens de l’atteinte des objectifs.

Il s’agit de mener des études pour les appuis budgétaires futurs et de recadre les objectifs et approches de la lutte contre la pauvreté. Dans le cadre de son appui aux pays, l’institution financière mène des études et analyses à travers les équipes pays en sus de l’appui budgétaire octroyé aux gouvernements pour conduire leurs politiques de développement à la base.

La Banque mondiale soucieuse d’apporter un accompagnement fructueux, essaie toujours depuis quelques années déjà, de réviser ses stratégies d’approche en vue de s’aligner sur les stratégies nationales de lutte contre la pauvreté.

Et en ce qui concerne le Burkina Faso, elle s’est déjà  impliquée, à travers plusieurs financements dans différents secteurs, à la mise en œuvre de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD), a rappelé Mme Galina Sotirova, représentante résident de la banque au Burkina.

Selon elle, il y a eu beaucoup d’avancée au Burkina en terme d’accès aux services sociaux de base comme la santé, l’eau potable, l’éducation, mais il faut s’attaquer aux nouveaux défis qui ont émergé de ce progrès ; c’est l’emploi, la qualité de l’éducation, la disponibilité des médicaments et du personnel sanitaire, entre autres.

Du reste, les pays africains ont maintenu une croissance économique moyenne de 5% les dix dernières années. Cela est louable,  cependant il demeure indéniable que beaucoup reste à faire dans tous les domaines et la lutte doit être permanente. Dans un monde changeant avec  ses défis  et de nouveaux problèmes, il va falloir inventer de nouvelles stratégies de combat. C’est justement ce qui justifie la visite de la mission (trouver des méthodes qui permettent de gagner les batailles à venir).

 Parlant de la stratégie globale de la Banque mondiale pour l’Afrique, Mark Roland Thomas, (Economiste principal, Côte d’Ivoire,  Bénin, Burkina Faso, Togo) soutien qu’elle comporte deux piliers qui sont la stabilité et l’emploi fondés sur la gouvernance. Cette stratégie s’inspire de l’expérience générale acquise dans les différents pays africains mais également des stratégies pays basées elles, essentiellement sur les politiques des gouvernements.

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