Cendrine Nama: lauréate et souvenir vivant des premiers pas de Faso Academy

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En quelques années, notre invitée, cette princesse gourounsi à la peau ébène s’est imposée dans le monde musical burkinabè qui voit de plus en plus naitre de jeunes talents.

Après avoir été révélée par la prestigieuse « école de musique », dont elle reste un souvenir vivant, Cendrine a acquis son titre d’artiste musicienne confirmée et la tâche d’huile que fait son talent est à la conquête d’un large horizon. Elle était dimanche passé notre invitée au Rendez-Vous des Stars, votre invitée sur B24Live et sur notre page Facebook. A l’occasion, elle a répondu aux questions de notre journaliste, Stella Nana, pour Burkina 24.

Burkina24 (B24) : Bonsoir Cendrine et bienvenue dans les locaux de Burkina24

Cendrine Nama (CN) : Bonsoir et merci de me recevoir

B24 : Est-ce que tu peux te présenter à nos lecteurs ?

C.N. : Je m’appelle Cendrine Nama, Cendrine avec C. Je suis artiste musicienne. Entre autres. Voilà brièvement ce que je peux dire pour me présenter.

B24: Les gens ici sont familiers de Sandrine avec S et toi on te connait avec le nom de Cendrine avec C, qui sonne quand même exactement comme le premier.  Alors, c’est ton vrai prénom qui s’écrit comme ça ?

C.N.: Mon vrai prénom si vous voulez parler de celui inscrit sur ma carte d’identité nationale, s’écrit avec un S. S A N D R I N E. C’est juste une particularité que j’ai voulu créer. Cendrine avec un C c’est plus poétique. Ca ramène à Cendrillon.

B24: Depuis que tu es dans le monde de la musique, qu’est-ce qu’on peut retenir de ta discographie ?

C.N.: Pour le moment ma discographie se résume en mon 1er  album « Couleur ébène » comportant neufs titres.

B24: Pas fait de single entre temps ?

C.N.: Non pas de single juste couleur ébène et de part et d’autres des featurings avec d’autres artistes soit pour le compte de leurs album soit pour des campagne de lutte comme avec Amnesty Burkina pour le titre « Donner la vie » qui a rassemblé des artistes comme notre très chère regrettée vielle mère Djate,Rovane,Khanzai,Smockey,Baz Bill et Eudoxie ou encore dans la compilation OMG(Option musicale pour le développement) aux cotés de SLAM et de Dj Francky

B24: Est-ce que tu peux nous souffler quelques mots de l’album que tu prépare

C.N.: Tout ce que je pourrai dire c’est que le thème principal de l’album c’est l’Afrique. Cet album tout comme le premier traitera de mon attachement pour mes racines africaines. En fait mon premier album, je l’ai utilisé comme une signature. Juste un moyen de dire Cendrine est la …. (Rires). Maintenant mon second album lui est vraiment le <<peu de moi que j’ai envie de partager avec vous, avec les autres>>. Je m’investis vraiment pour cet album. J’entre bientôt en résidence de création. La résidence de création signifie que je suis entourée de musiciens professionnels qui surveillent mon travail de création et m’aident à donner le meilleur de moi. Au programme : musique musique musique….cours de chants, et même de danse…..un peu de sport, cours de guitare (mais la j’avoue que j’ai un doute parce que vraiment mes doigts risquent de s’animer et de se plaindre…rires) Je suis entourée de personnes formidables qui m’aident à aller au delà de mes capacités… à donner le meilleur de moi

B24: Dans ta biographie, qu’est-ce que tu veux qu’on retienne ?

C.N.: Qu’est-ce qu’on peut retenir de moi. C’est plus compliqué. Je n’ai jamais su me décrire. Mais d’accord. L’essentiel, je suis un  31 aout 1986. J’ai des frères et sœurs, et toute une grande famille dans laquelle on est tous près les uns des autres. Par grande famille je veux parler de mes oncles tantes, grands parents et cousins.

Pour ce qui est de mon cursus scolaire et universitaire,  j’ai aujourd’hui un master en management des projets. J’ai toujours donné une grande importance a mes études ce qui d’ailleurs est pour beaucoup dans le soutien que m’accordent mes parents aujourd’hui.

B24: Cendrine, on l’a connue dans la musique à partir de l’émission télé réalité « Karaoké ». C’était en 2007, où tu as été la lauréate. Qu’est ce que tu penses de cette émission, devenue depuis « Faso Academy »  et de son évolution ?

C.N.: « Faso Academy » est une émission qui a un grand parcours. A notre époque c’était encore embryonnaire, je dois reconnaitre que c’était plus compliqué. On n’avait pas autant de facilités que maintenant. Quand je regarde aujourd’hui l’émission,  je me rends compte de toute l’évolution dont ils font montre. Il y a beaucoup plus d’encadrement pour les candidats et il y a plus de professionnalisme. Et l’enjeu également n’est plus le même. Il y a plus de lots à gagner. Je suis heureuse de constater comme ce jeu grandit d’année en année. C’est également une fierté d’avoir contribué à donner le gout de ce jeu à beaucoup de jeunes. Nous avons été les premiers et beaucoup de jeunes nous ont vus et on eu l’envie un jour de tenter leur chance dans cette émission.

B24: Quels sont les souvenirs qui t’ont marquée de ce moment historique du Karaoké  2007 ? Les bons comme les mauvais.

C.N.: Mes souvenirs. Waouh ! Je me souviens d’avoir beaucoup appris. Au début c’était une ambiance bonne enfant. On était nombreux. Mais plus le nombre diminuait, plus l’étau se resserrait et plus ça devenait difficile et sérieux et plus l’ambiance se dégradait. En réalité, je trouve que tout cela m’a beaucoup muri et rendu plus forte. J’ai du me rendre compte que les gens ne sont pas forcement ce qu’ils prétendent être. Je me souviens que le jour de ma victoire, j’étais tellement heureuse et triste en même temps. Triste, parce que j’ai eu l’impression que plus rien ne serait plus comme avant entre nous. Les bons souvenirs y’en a pas mal, nos moments de délires, cette émission m’a vraiment forgé. J’en tire une grande leçon de vie, l’endurance, le souci de toujours donner le meilleur de soi.

B24: Faso Academy a connu son épilogue hier, avec Alain Giresse comme lauréat de cette édition. Comment tu apprécies le choix du jury ?

C.N.: En réalité, je n’ai pas suivi la compétition depuis le début. Ce soir là j’étais a un spectacle pour soutenir une collègue artiste. J’ai donc suivi peut-être la moitié de l’émission. J’ai eu à suivre par exemple les compositions personnelles de tous les candidats. J’ai écouté les voix, j’ai fait mes analyses. Je me dis que quelle que soit le candidat qui gagnait, moi je n’aurais rien eu à redire parce que je les ai trouvés tous de taille et d’un bon niveau. Je me suis dit que la compétition se jouerait à des demi-points près. Mais c’est un avis partiel parce que je n’ai pas eu l’occasion de les suivre depuis le début.

B24: Quelle appréciation peux-tu faire sur le déroulement global du jeu ?

C.N.: Comme je l’avais déjà dit, les éditions gagnent en qualité. Je trouve qu’on devrait penser à introduire le live dès le début. Pour moi, je n’aime pas trop l’idée d’un instrumental sur lequel on doit poser. Chaque artiste a sa tessiture vocale. J’ai remarqué que cette année, beaucoup de candidat ont eu la voix cassée. Ce n’est pas seulement le fait des répétitions, mais aussi parce qu’ils chantent sur des instrumentaux  qui ne sont pas adaptées à leur texture vocal. Donc si on pouvait mettre dès le début ne serait-ce que de l’acoustique à défaut du live, et donner l’occasion aux candidats de passer à la guitare ou au piano et adapter la chanson à la gamme de chacun. Ca permet a certains de ne pas échouer à cause de l’inadaptation de leur timbre vocal aux gammes des chansons imposées. C’est compliqué pour les candidats. Mais je comprends également que tout est question de moyens, surtout le live qui coute très cher. Je me dis que cette idée doit déjà être au programme des organisateurs de Faso Academy.

B24: Beaucoup de gens disent que la musique c’est un monde difficile, et pour ceux qui exagère, un véritable panier de crabes. Comment tu te sens dans ce monde de la musique et du show-biz ?

C.N.: En fait, je pense que quelque soit ce que l’on choisit de faire, il faut s’attendre à des difficultés du milieu et chercher à mettre toutes les chances de son côté. La musique, c’est dur, mais je pense que c’est un peu comme tous les milieux aujourd’hui. C’est vrai qu’il y a beaucoup d’incompréhensions et des relations souvent tendue entre nous musiciens. Mais, il y a toujours quelque chose qui motive à continuer. D’abord, faire la musique suppose même que tu aimes cet art. Sinon tu ne peux pas évoluer dans ce monde. On ne gagne pratiquement rien alors qu’on doit toujours investir. Donc il est important d’aimer ce qu’on fait pour pouvoir poursuivre. Ensuite il ya bien sûr la satisfaction des mélomanes. C’est tout cela qui nous donne la force de continuer. Et pour moi personnellement, chaque fois que je me décourage et que je me pose des questions sur mes aptitudes à continuer, je tombe sur quelqu’un que je ne connais pas forcement qui me redonne le courage de continuer.

B24 : A côté de la musique et de tes études, que fais-tu d’autres dans la vie ?

C.N. : J’ai monté une agence d’événementiel et de communication qui se charge d’organiser des évènements, de fournir diverses prestations. C’est une agence que je dirige moi-même. Je travaille bien-sûr avec des collaborateurs que j’aimerais voir prendre plus d’initiatives  pour que je puisse me reposer un peu. Et j’espère que ça viendra bientôt. Mais en attendant je pilote les choses parce que lorsqu’on  porte un projet, c’est nous même qui savons mieux le défendre.

B24 : Pour terminer, parles-nous de tes projets à venir.

C.N.: Mes projets ? Actuellement je peux dire que j’ai carrément tout mis en marche : Mon agence qui regroupe une palette d’activités que j’aime exercer est déjà fonctionnelle et comme elle est jeune, je dois travailler à l’imposer et à conquérir encore plus de marchés.

Mon deuxième album véritable défi en ce sens qu’il est en auto production. et de plus c’est vraiment dans celui-ci que je révèle a mon public celle que je suis. Je suis donc anxieuse…

B24 : Bon vent à toi Cendrine !

 

Stella Nana et Justin Y.



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Il y a 2 commentaires

  1. j ai suivi avec interet votre rendez vous des stars. Pouvez vous trouver une formule qui nous permet d’appeler pour poser des questions?

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