Amitié Burkina-Côte d’Ivoire : Une autoroute, deux chemins de fer et un pipeline

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Le second sommet pour la mise en œuvre du Traité d’amitié et de coopération Burkina-Côte d’ivoire a clos ses portes ce vendredi 18 novembre 2011. Trois décisions importantes ont été prises : la construction d’une autoroute Yamoussokro-Ouaga, la réhabilitation et le prolongement du chemin de fer Ouaga-Abidjan–Niger et la fourniture régulière en énergie électrique et en hydrocarbures du Burkina par la  Côte d’Ivoire.

En l’espace de quatre jours, le traité d’amitié signé entre le Burkina et la Côte d’Ivoire le 29 juillet 2008 à Yamoussokro, et entre temps mis sur cale par la guerre civile en Côte d’Ivoire, a été évalué et réactivé. En effet, les 14, 15 et 16 novembre, les experts et ministres des deux pays ont réfléchi. Après être passé au niveau du conseil des gouvernements dans la matinée du 18 novembre, le Traité, enrichi de grandes propositions de projets, a été mis sur la table de la conférence au sommet.

Alassane Dramane Ouattara, le président ivoirien et Blaise Compaoré, président burkinabè, ont paraphé un projet qui prévoit dans les prochaines années trois réalisations pour une meilleure intégration et un mieux-être des deux peuples.

La première décision porte sur la construction d’une autoroute Ouaga-Yamoussokro qui va profiter à l’économie des deux pays et encourager la libre circulation. Les deux pays assureront le financement de ce projet sur leurs budgets et la contribution de partenaires financiers, dont le Qatar qui s’est déclaré partant. Les ministres en charge des transports des deux pays se réuniront chaque trois mois pour évaluer le suivi.

La deuxième décision constate l’engagement des deux pays à réhabiliter le chemin de fer Abidjan-Ouaga, qu’ils prolongeront jusqu’à Niamey en concertations avec les autorités du Niger.  En outre, un nouveau chemin de fer sera construit entre Abidjan et Ouaga avec un écartement des rails de 1435 mm afin de se conformer aux normes internationales.

La dernière décision déclare  l’engagement de la république de Côte d’Ivoire à fournir régulièrement l’énergie électrique et les hydrocarbures au Burkina Faso. Pour le transport de ce dernier, un support pipeline sera construit pour faire parvenir du gaz naturel au « pays des Hommes intègres ».  Pour faire face à cet engagement, la Côte d’Ivoire va renforcer ses capacités de fournitures et le Burkina a été invité à faire part aux Ivoiriens de ses besoins en énergie pour la période 2012-2013.

« Nous avons les capacités de mettre en œuvre ces projets », a rassuré le président burkinabè, qui espère que ces grands projets et cette amitié fassent de « l’espace ivoiro-burkinabè, le vecteur principal de l’intégration ouest-africaine ».

D’autres domaines ont été examinés. Il s’agit du foncier rural pour lequel les deux gouvernements se sont engagés à prendre des mesures relatives à la mise en œuvre des lois y relatives dans chaque pays. Sur le plan de la sécurité, la conférence s’est inquiétée de la circulation des armes et des menaces terroristes dans la zone sahélo-saharienne. D’où il a été décidé entre les deux pays de renforcer les échanges d’informations entre les services de sécurité et de défense.

La libre circulation des biens et des personnes, les secteurs de l’agriculture, des productions animales et des ressources halieutiques, le monde des affaires, le commerce et l’industrie, la culture et le tourisme, l’éducation  et la recherche scientifique ont également fait l’objet d’attention de la part des deux délégations.

Les deux chefs d’Etat se sont dits satisfaits de cette deuxième conférence, lors de laquelle, il faut le souligner, tout le gouvernement ivoirien était présent à Ouagadougou. Rendez-vous a été pris pour la mi-2012 pour la 3econférence au sommet.

Bientôt-entre-Abidjan-et-Ouaga-des-rails-repondant-aux-normes-internationales.


Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

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