Le projet ZACA ou l’impossible projet ?

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Un fossé qui servira sans doute pour la fondation des bâtiments administratifs. Photo: Burkina24
Un fossé qui servira sans doute pour la fondation des bâtiments administratifs. Photo: Burkina24

2014 était, nous semblait-il, la date d’achèvement du premier plus grand chantier burkinabé du deuxième millénaire. La ZACA, puisque c’est d’elle qu’il s’agit, avait été lancée en grande pompe par les autorités du pays après plusieurs mois, voire des années, de tractations avec les populations autochtones déguerpies. Mais aujourd’hui, après des travaux primaires (voiries, caniveaux, égouts, etc.), financés à plus de 25 milliards de FCFA, le centre ville est plongé dans une grisaille qui laisse penser à une léthargie dans son exécution, voire même un délaissement du projet. Seulement à l’horizon, quelques édifices privés promettent de sortir du sol et 4 bâtiments administratifs.

En plein cœur de Ouagadougou, gît de nos jours un grand vide, toilettes publiques, lieu de sacrifices, … nid par excellence de la grande délinquance, de la prostitution et de la drogue, l’espace vierge du projet ZACA n’arrête pas d’effrayer les Ouagalais : gare aux promeneurs noctambules, aux prostituées pas très vigilantes !

Mais derrière ce vide, ne se cache-t-il pas un problème de souscription autour des 500 parcelles mises à disposition depuis le démarrage du projet en 2003 ? On ne saurait se prononcer. Mais quelques rumeurs faisaient  entendre que la superficie de la ZACA couvait une nappe d’eau importante qui rend les constructions de bâtiments beaucoup plus compliquées. C’est bien malheureusement ce que nous pouvons apercevoir à chaque fois qu’une entreprise y creuse des fondations : de grandes quantités d’eau giclent à n’en pas finir. Le motif économique semble donc motiver cette inertie. Sinon, comment comprendre que depuis plus de six ans, moins d’une dizaine de parcelles aient été viabilisées? A ce rythme, l’on peut légitimement se demander à quand la fin de l’exécution du projet ZACA ?

Affaire à suivre…

Thierry



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