Grève des élèves à Ouagadougou : le débrayage a continué de plus belle ce matin

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Une foule d'élève.
Une foule d'élèves.

 Ce sont pour la plupart, des élèves du Lycée communal BOGODOGO, du Zinda, du Marien, du lycée professionnel du Kadiogo et d’autres établissements des environs. Cette fois-ci, les élèves disent être venus réclamer la libération de certains de leurs camarades retenus au commissariat central, après la grève du lundi 28 en soutien aux élèves exclues pour cause de grossesse. Une délégation a même été reçue au commissariat central, et pendant près d’une demi-heure, les discussions se sont poursuivies hors du commissariat, sans que l’on sache pour le moment à quoi elles ont abouti.

Dans l’attroupement, on pouvait apercevoir des personnes âgées tentant de  « faire entendre raison » à cette foule d’élèves composée en grande majorité de « gamins »de la classe de sixième, plus enthousiastes à l’idée de dicter leur loi que par conscience quant aux motifs de la grève. Pour preuve, jusqu’à 12 h, l’avenue du capitaine Thomas Sankara était bloquée par ces élèves. Et sur les voies dégagées, des élèves se livraient à des acrobaties avec leurs motos, s’exposant à des risques d’accident.

Alors que l’on s’attend à des grèves de routine dans les prochains jours de décembre, les troubles de ces derniers jours ont donné le ton. Le ministre de l’enseignement supérieur a beau réaffirmer, dans une interview accordée à nos confrères de Fasozine, la détermination de son département à respecter le calendrier scolaire qui prévoit les congés de Noël à partir du 23 décembre, il reste à craindre que tout un mois ne se perde, le calendrier de l’année académique ayant déjà échappé à tout contrôle.



Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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Il y a 2 commentaires

  1. poul les cas de grossesses il est imperatif que le gouvernement ouvre un centre d’accueil dans chaque province pour reinserer ces filles parce qu’avant tout elles sont vuln?rables! ces centres existent dans certains pays!Et s’il est vrai que des ?l?ves sont incarcer?s, la solution serait de les liberer sinon les autres n’entendront plus raison! La situation actuelle de notre politique educative impose un debat nationale!!

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