Le changement climatique et la sécurité alimentaire, sont “inextricablement liés” selon M. Kanayo F. Nwanze, Président du FIDA.

595 0

Le Président du Fonds international de développement agricole (FIDA), M. Kanayo F. Nwanze, a invité instamment les négociateurs participant à la conférence mondiale sur le changement climatique à reconnaître “qu’il n’existe pas de compromis possible entre deux impératifs – nourrir la population et sauver notre planète”.

“Il est évident que la sécurité alimentaire et le changement climatique, les deux plus grands défis auxquels l’humanité doit faire face au 21ème siècle,  sont inextricablement liés”, a dit M. Nwanze.

M. Nwanze a prononcé une allocution inaugurale lors de la Journée annuelle de l’agriculture et du développement rural, organisée le 3 décembre, parallèlement à la 17e Conférence des Parties (COP17) à la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC).

“Les négociateurs doivent reconnaître qu’il est essentiel de donner aux petits exploitants agricoles les moyens d’acquérir une plus grande résilience face au changement climatique, et de produire davantage de produits alimentaires dans le cadre d’une agriculture intelligente face au climat et durable du point de vue environnemental” a-t-il ajouté.

Selon le FIDA, les 500 millions de petits exploitants agricoles que compte la planète devront, au cours des 40 prochaines années, accroître leur production de façon significative pour ne pas se laisser dépasser par la croissance démographique mondiale. Et ils devront le faire dans un contexte de fréquence accrue d’événements météorologiques extrêmes et de conditions météorologiques instables induites par le changement climatique.

Avant son départ pour Durban, M. Nwanze a souligné que, malgré la lenteur des négociations sur le climat, le FIDA perçoit désormais, dans les pays en développement, des “changements significatifs et tangibles” à l’égard de l’agriculture durable.

“Dans leurs champs, les paysans s’adaptent déjà au changement climatique et prennent conscience de la nécessité de respecter et de préserver l’environnement s’ils veulent nourrir leurs familles et dégager un excédent pour les marchés,” a déclaré M. Nwanze. “Et les décideurs, au niveau des pays, font état des incidences des conditions météorologiques extrêmes sur leur production agricole et demandent que le changement climatique soit pris en compte dans les projets de développement rural.”

Notant que l’investissement mondial dans le secteur de l’agriculture a diminué de moitié au cours des trente dernières années, M. Nwanze a déclaré que les efforts devraient être orientés vers une expansion des investissements publics dans la recherche visant à renforcer la résilience des agriculteurs face au changement climatique et à les encourager à adopter des pratiques agricoles durables.

Au Burkina Faso, en Chine, en Éthiopie, au Pérou et ailleurs dans le monde, des initiatives appuyées par le FIDA parviennent à aider les paysans pauvres à accroître leur productivité et leurs revenus. Ces agriculteurs utilisent au maximum les processus naturels, réduisant ainsi la nécessité d’intrants externes nuisibles à l’environnement.

“Dans de nombreuses régions du monde, nous observons un changement d’échelle dans l’application des pratiques agricoles durables,” a dit M. Nwanze. “Ce dont nous avons besoin aujourd’hui, c’est d’une accélération rapide de ces changements afin que les petits exploitants agricoles puissent réussir à nourrir leurs familles, à se connecter aux marchés et à apporter une plus grande contribution à la production mondiale de produits alimentaires.”

 

Source FIDA.



Article similaire

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *