Loi de finances 2012, quelques mesures pour un meilleur rendement.

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Le ministre de l'Economie et des Finances, Lucien Marie Noël Bembamba. Ph. B24

Alors que nous entamons 2012, après une année écoulée sévère pour la plupart des secteurs de la vie de la Nation, le ministère de l’Economie et des Finances a dévoilé jeudi 12 janvier 2012, le budget de l’Etat qui va accompagner l’exécution des différents programmes au cours de l’année.

Aux fins de parvenir à de meilleurs rendements dans la poursuite des objectifs de développement du Burkina Faso, des mesures sont envisagées par l’Etat dans divers domaines de l’appareil économique et financier.

Pour un budget en ressources de 1 207 650 523 000 F CFA, et de 1 400 781 862 000 F CFA en dépenses, une gestion des plus sincères et rigoureuses s’impose. Même si les régies ont enregistré en moyenne 110% de taux de couverture des  recettes, une attention soutenue et un regard non travesti  du fonctionnement des organes du ministère contribueraient à davantage de transparence et de résultats.

Selon le ministre, Lucien Marie Noël Bembamba, malgré la bonne tendance, il est toujours important de travailler pour plus d’autonomie de l’Etat dans l’exécution de son programme, compte tenu du contexte international de plus en plus trouble (quant au financement extérieur).

Il faut donc accroître la lutte contre la fraude et le faux qui ruinent notre économie au quotidien. Cela pourrait être soutenu par le renforcement des capacités des structures de recouvrement et de tout travail de contrôle, afin d’atteindre une grande efficacité dans le travail.

L’allègement des procédures, la réduction des délais de traitement des dossiers à travers la mise en place des unités de vérification au sein  des ministères, et la poursuite de la déconcentration de l’administration permettront d’atteindre la célérité et l’efficience des services.

La réduction des dépenses en ce qui concerne les fêtes, les perdiems et  les cadeaux déjà engagée depuis la fin 2011 se poursuivra en 2012 afin de permettre à l’Etat de faire face aux priorités. En clair, il n’y aura plus de perdiems aux ateliers, fora, conférences, CASEM, séminaires à compter de janvier 2012.

Une autre mesure c’est le renforcement de la transparence dans le système de passation et de gestion des marchés publics par la mise en œuvre des conclusions issues du premier forum des acteurs des marchés publics tenu en octobre dernier. Il s’agit là de contribuer à assainir le milieu des marchés publics en vue d’une plus grande efficacité.

Le domaine de la communication n’est pas en reste non plus. Elle sera d’ailleurs renforcée au cours de l’année afin de rapporter l’information et la bonne aux agents, aux usagers et partenaires, sur les missions et les activités du ministère, a dit le ministre.

Ces mesures sont entre autres des lignes directrices qui vont guider l’action du département aux fins d’assurer une certaine stabilité fiscale à même de soutenir la croissance.

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Il y a 2 commentaires

  1. walidhicham
    Je continue la liste s’il vous plait :
    – Supression de l’exo des voitures des d?put?s et r?vision ? la baisse de 20% au moins leur ?molument.
    – retour au motos comme moyen de deplacement des fonctionnaires dans les villes autres que BOBO et OUAGA. La voiture n’est requise que lors d’une mission hors de la ville.

  2. Plus de perdiems pour les fonctionnaires en mission ou en s?minaire. C’est quoi ce truc ? Voil? une vieille revendication des bailleurs de fonds satisfaite. Le gouvernement a su habilement profiter du contexte pour prendre cette mesure. Pendant longtemps, il n’a pas su comment faire sauter cette ligne budg?taire. Je peux sugg?rer au ministre des finances d’autres trains de mesure : plus de vols en classe affaires ou businnes pour les membres du gouvernement, indemnit?s ramen?es de 6 ? 3 mois pour les ministres d?barqu?s, rationnement des d?penses de carburant, plus d’achat de 4*4 et faire un pool commun dse 4*4 afin que celui qui en a besoin les utilisent (donc plus de 4*4 rattach?s ? un individu), plafonnement des d?penses d’hotel des membres du gouvernement en mission ? l’?tranger, rationnement drastique des d?penses de fonctionnement (clim et autres), diminution du nombre de ministres, regroupement des sites des d?partements minist?riels, plafonnement des d?penses li?es aux r?ceptions, tout comme plafonnement des d?penses d’habillement, etc. Pourquoi se focaliser sur les agents de l’?tat qui n’ont vraiment pas un traitement salarial avantageux ? ce n’est ni juste ni s?rieux !
    Walid

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