A l’UNDD, une nouvelle vision de la politique au menu du deuxième congrès.

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L’Union nationale pour la démocratie et le développement a tenu son deuxième congrès ordinaire les 12, 13 et 14 janvier. Un congrès qui s’est clos ce samedi dans la ville de Léo, et qui marque fortement un nouveau départ pour le parti de Me Hermann Yaméogo, tant au niveau des instances que dans la nouvelle vision de la politique prônée par celui-ci.

Léo restera dans l’histoire du parti de Me Hermann Yaméogo un lieu symbolique, d’où est parti notamment l’appel des militants pour une nouvelle vision de la politique à travers la mise en œuvre d’« un pacte transversal pour des réformes consensuelles ». Cette nouvelle vision découle de la crise de la gouvernance, selon le constat du parti et qu’il a voulu placer au centre de ses préoccupations et réflexions, à travers cette interrogation qui tenait lieu de thème à ce congrès: « Quelle gouvernance face aux crises interne et externe? ».

Selon le Dr Salif OUEDRAOGO, président du comité chargé du thème, la gouvernance est en crise au Burkina Faso et il n’est pas trop de dire que le processus démocratique  essue un échec. Tout cela, conjugué aux crises externes, inspire au parti l’idée de transcender les idéologies, pour une « approche pragmatique qui se préoccupe de préserver l’unité nationale, la cohésion sociale et de fédérer les actions pour une gouvernance refondée », selon le comité chargé du thème. Partant, « l’appel de Léo pour la mise en œuvre d’un pacte transversal pour des réformes consensuelles»,  a été lancé par les congressistes à la clôture des travaux.

selon cette nouvelle vision, l’UNDD ne pose plus le débat politique en termes de clivage opposition-parti au pouvoir. Car « aussi bien dans l’opposition que dans le parti au pouvoir, il y a des patriotes » et le débat devrait se poser en termes de participation citoyenne, a expliqué le Dr Salif Ouédraogo.

En toile de fond de cet appel, la question des réformes politiques initiées au Burkina Faso et qui a divisé les acteurs politiques burkinabè. C’était le lieu pour les responsables du parti de réaffirmer et d’assumer, devant un parterre d’environ 800 militants, leur participation aux CCRP. « S’il faut se battre au sein des instances pour avancer, nous allons nous battre! », a martelé Me Herman qui appelle d’ailleurs à mettre rapidement en œuvre les réformes consensuelles.

Ce deuxième congrès ordinaire de l’UNDD se voulait un laboratoire politique, par les innovations auxquelles il a donné lieu. Innovations perceptibles déjà dans le choix de tenir ce grand rendez-vous dans une ville autre que la capitale. Le congrès de Léo marque le premier pas du parti dans la décision de décentraliser désormais ses congrès.

L’autre grande innovation réside dans la structuration des instances dirigeantes : c’est presqu’un gouvernement  qui est sorti du renouvellement de ces instances, avec à sa tête un président du Haut conseil, en la personne de Me Herman Yameogo. Le président du comité de relecture des textes fondamentaux, Monsieur Faustin Ouattara, a expliqué la nouvelle structuration par le souci de rendre les instances plus opérationnelles.  

Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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