Commune de Boussouma: le gouvernement condamne les atteintes à l’ordre public et annonce des poursuites judiciaires

Violences à Boussouma. Ph S. BIKO

Après l’Association des municipalités du Burkina Faso (AMBF), c’est au tour du gouvernement de condamner les actes de vandalisme survenus dans la commune de Boussouma.

Le 12 janvier 2012, la commune de Boussouma a été le théâtre de tensions entre la population et le maire de cette commune, Isidore Ouédraogo. La population voulait empêcher une session du conseil municipal, accusant le maire de « mauvaise gestion des affaires locales » et demandant même son départ. Il s’en est suivi des actes de vandalisme, notamment l’incendie du domicile du maire, et des affrontements entre manifestants et forces de l’ordre, occasionnant des blessés et des dégâts matériels.

Pour le président de l’AMBF, Simon Compaoré, il s’agit là d’ « actes barbares qui sont de nature à porter sérieusement atteinte à la dynamique de décentralisation impulsée dans notre pays », d’où la ferme condamnation des Maires du Burkina.

Ce mercredi,  le gouvernement a lui aussi en conseil de ministre, condamné « avec fermeté les auteurs et instigateurs de ces graves atteintes à l’ordre public et aux principes républicains ». Il a par ailleurs annoncé que des poursuites judiciaires ont été engagées et promis l’application de la loi « dans toute sa rigueur. » En attendant, le gouvernement a lancé un appel pour une résolution pacifique de leur différend.

En novembre 2011, c’est le maire de la commune de Pouytenga qui se voyait chassé de la mairie par une population qui lui reprochait de n’avoir rien fait pour la commune depuis son élection. Cette malheureuse situation dans la commune de Boussouma s’ajoute aux nombreuses tensions entre administrés et élus locaux et pose de plus en plus la question de la sécurité des élus locaux face aux méthodes violentes dont les populations ont souvent recours.



Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

Un commentaire

  1. il sagit Isidore issaka ouedraogo le maire et no pas Sawadogo ;;;on doit pass? a regl? cette crise par un dialloque pacifique que des violence,surtout avec la sagesse.

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