Bisbilles entre le Premier ministère et le CFOP?

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Le jeudi dernier, le Chef de  file de l’opposition politique, Maitre Bénéwendé Sankara était programmé en audience avec son Excellence Mr Luc  Adolphe Tiao, premier Ministre. A l’heure indiquée, c’est-à-dire 12 heures, il manquait à l’appel du premier responsable du gouvernement. Comble de chez comble, les journalistes de la presse nationale étaient au Rendez-vous. Son absence a tiqué tous les journalistes y présents dont notre Reporter de Burkina24. Pour  avoir le cœur net vis-à-vis de ce qu’il conviendrait d’appeler une bourde, nous avons fait le déplacement du siège du CFOP pour entendre les explications du premier concerné. Il nous parle aussi de Issa Tiendrébéogo, décédé le jeudi dernier,  un homme à qui “l’opposition politique doit beaucoup”.

Me Sankara Bénéwendé. ph. L'observateur paalga

Burkina24 : Bonjour Maitre, que pouvez-vous nous dire sur le rendez-vous manqué avec le premier ministre le jeudi dernier ?

J’avoue que c’est vous qui me donnez l’information et je vous en remercie. Autrement dit nous avons par courrier en date du 05 janvier demandé au premier ministre une audience officielle et dans notre demande d’audience nous avons précisé l’objet. Il s’agit de pouvoir être informés de l’état d’avancement des préparatifs des élections couplées de 2012 notamment, savoir qu’est-ce que le gouvernement prend comme initiatives pour en retour informer les partis de l’opposition politique. A ce jour, nous n’avons pas reçu du premier ministre une réponse officielle. Nous avons été prévenus hier 26 Janvier après 12 heures par coup de fil d’un certain Zango, qui a appelé au siège du CFOP pour dire qu’on avait rendez-vous à 12 heures avec Son Excellence Monsieur le Premier Ministre. Ce qui est curieux pour une institution aussi importante qu’est le premier ministère.

Deuxièmement c’est par la suite que certains journalistes nous ont contactés pour dire qu’ils nous ont attendus en vain au premier ministère. J’étais surpris. J’avoue que si tel a été le cas, je pense que c’est une inconsidération pour le Chef de file de l’opposition politique ou une méprise, ou tout au moins, une bavure administrative. Autrement dit, je pense que si le premier ministère a eu le temps d’alerter la presse alors que les principaux intéressés n’étaient pas du tout informés, il y a un problème. Mais je tiens simplement à m’excuser auprès des journalistes qui ont fait le déplacement et de préciser qu’il n’est ni de la faute du chef de file, ni des services du chef de file encore moins notre responsabilité. Elle est à situer ailleurs et je crois que des choses de ce genre ne devraient pas arriver si tant est qu’on parle de bonne gouvernance. Mais osons espérer qu’il s’agisse simplement d’une incompréhension.

Burkina24 : Vous venez de perdre un frère d’arme, nous nommons monsieur Issa Tiendrébéogo, Secrétaire général du GDP. Que retenez-vous de sa mémoire ?

D’abord je dois préciser que j’ai connu l’homme quand j’étais étudiant. Il fut ministre des enseignements supérieurs, j’ai eu l’occasion, étant militant CDR, de le côtoyer. J’ai connu l’homme étant moi-même  très jeune et je l’ai toujours considéré comme  ce professeur qui a sa rigueur, qui a de la méthode, et qui a le sens exceptionnel de la ponctualité. Par la suite nous nous sommes retrouvés, quand avec des amis nous avons créé l’UNIR/MS, au sein du groupe du 14 février. Nous avons cheminé ensemble dans le groupe du 14 février, mené des combats au sein du collectif des organisations de masse et des partis politiques et ensemble nous avons lutté pour obtenir la loi revisitée portant statut du chef de file de l’opposition politique (CFOP).  Le parcours politique de l’homme a donc été la détermination, la constance et surtout la persévérance dans sa foi pour un changement démocratique dans ce pays. Vous savez bien qu’il est le Secrétaire général du GDP, où chaque fois il met l’accent sur la démocratie et le patriotisme.  Aujourd’hui le Burkina Faso perd un véritable patriote, qui a eu l’amour pour ce pays, qui s’est battu jusqu’au dernier souffle.

Je dois vous dire que hier quand nous avons appris la nouvelle, nous avons tous été affligés, écoeurés, parce que nous avions su qu’il était souffrant mais pour nous, le camarade Issa Tiendrébéogo allait nous revenir certainement en pleine forme, comme il avait su se relever il y a quelques années d’une fracture de tibia alors même qu’il faisait du sport. Nous avons été surpris par cette mort douloureuse et c’est une perte immense pour le peuple burkinabé et en particulier pour l’opposition politique parce qu’il sera irremplaçable. Je ne sais pas comment ce vide sera comblé, tout ce que nous pouvons aujourd’hui faire, c’est récueillir ses armes, qui sont la témérité, l’abnégation, la franchise, l’honnêteté dans son combat, sa foi inébranlable que le changement est possible en démocratie. Je pense que son combat est un exemple à suivre et aujourd’hui en tout cas, au-delà des pleurs, de la douleur, nous estimons que la terre libre du Burkina Faso lui sera légère. Je profite de cette tribune pour adresser mes condoléances au nom de mon parti, l’UNIR/PS et au nom des partis politiques de l’opposition, nos condoléances les plus émues et sincères à la famille de l’illustre disparu.

Il y a 4 commentaires

  1. Je pense que le CFOP ne devrait agir de la sorte. Il devrait r?pondre ? l’invitation puisqu’il c’est lui m?me qui a demand? l’audience et apr?s adresser une autre correspondance pour fustiger cette mani?re de faire. Je pense que c’est plus sage et responsable. j’ai du respect pour la personne du pr?sident du CFOP mais souvent, il prend trop des ailles. Si le premier ministre s’est comport? autrement, lui, il doit prouver le contraire. Ils sont des adversaires politiques et non des ennemis. Je ne soutiens pas le pouvoir mais c’est ma vision des choses. Ce n’est pas dans ces genres de comportement que les choses vont avancer.

  2. Je pense que le CFOP ne devrait agir de la sorte. Il devrait r?pondre ? l’invitation puisqu’il c’est lui m?me qui a demand? l’audience et apr?s adresser une autre correspondre pour fustiger cette mani?re de faire. Je pense que c’est plus sage et responsable. j’ai du respect pour la personne du pr?sident du CFOP mais souvent, il prend trop des ailles. Si le premier ministre s’est comport? autrement, lui, il doit prouver le contraire. Ils sont des adversaires politiques et non des ennemis. Je ne soutiens pas le pouvoir mais c’est ma vision des choses. Ce n’est pas dans ces genres de comportement que les choses vont avancer.

  3. je pense le burkinab? attend tout des hautes autorit? pour dire que si le pr?mier minist?re n’a pas repondu ? la demande d’audience le CFOP devrait ? mon avis faire un suivi; c’est ? dire appel? pour comprendre. tout ?a c’est la bonne marche du pays. cette rencontre n’a pas eu lieu par ce que chacun est rest? dans son petit coin.si le CFOP avait un suivi en appelant ou en se depla?ant je pense que le ministre lui aurait ?t? malaise n’est avoir repondu. Chers messieurs si c’est dans le cadre de l’am?lioration de la d?mocratie au pays il ne faut pas faire des choses par ce qu’il faut le faire et aller jusqu’au bout.
    un burkinab? vivant au canada

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