Triennale 2012 de l’éducation : Cap sur la contribution de la diaspora en prélude.

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© Burkina24

En prélude à la Triennale 2012 qui s’ouvre officiellement ce lundi 13, l’Association pour le Développement de l’Éducation en Afrique et le Gouvernement burkinabè, organisateurs de l’événement consacre une journée, celle du samedi 11, à la diaspora pour mettre ainsi un accent sur sa contribution au développement de l’éducation en Afrique.

L’initiative de la journée de la diaspora est perçue comme le début d’un partenariat prometteur entre celle-ci et les acteurs de l’éducation du continent. C’est un espoir nourri particulièrement par le Président du Comité Directeur de l’ADEA, Dzingai Mutumbuka, qui appelle les participants à privilégier, à l’intellectualisation du sujet, la compréhension commune des tenants et aboutissants de cette contribution. Pour le Ministre des Affaires Etrangères, Djibril Bassolet, la diaspora occupe une place de choix au nombre des parties prenantes de la question de l’éducation et sa contribution n’est pas à négliger. Le défi reste de dégager, au cours des réflexions de cette journée qu’il a ouverte officiellement, des cadres pour permettre à cette diaspora, regorgeant de savoirs et d’expertise, de les mettre au profit du continent.

Présentée comme une première initiative, la journée de la diaspora va focaliser les échanges sur trois éléments importants. D’abord, la contribution de la diaspora au développement socio-économique par le biais du développement ou du transfert des compétences dans le domaine de l’éducation, de la science et de la technologie. Ensuite, la contribution de la diaspora aux objectifs de la Triennale même seront au centre des réflexions de cette journée. Le suivi étant une préoccupation pour les organisateurs, il sera enfin abordé et défini le rôle de la diaspora dans le cadre de suivi. Trois points qui font l’objet de tables rondes avec des experts, universitaires et chercheurs venus d’Afrique et d’ailleurs.

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En guise de remarques introductives à ces tables rondes, l’ancien premier ministre Tertius Zongo, se félicitant du pont qui se construit à travers l’initiative d’une telle journée, a brillamment démontré le lien entre éducation et développement. A titre illustratif, le ministre a ressorti les résultats d’une étude qui stipulaient qu’une année supplémentaire d’éducation induisait au Burkina Faso 2% de croissance économique supplémentaire. Et pour accroître cette incidence positive de l’éducation sur la croissance, il a souligné la nécessité d’une réorientation de l’enseignement vers la formation d’hommes et femmes qui puissent répondre aux défis du moment. Autrement, l’enseignement devra s’orienter plus vers les filières professionnalisantes, a plaidé l’économiste et ancien professeur d’université.

Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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