SNC: malgré des moyens modiques, la 16ème édition veut répondre aux attentes

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Le président du CNO, Monsieur Dioma Jean-Claude et le SP/SNC.© Burkina24

A quelques jours de la 16ème édition de la Semaine nationale de la culture, les choses bougent du côté de l’organisation. Le comité national d’organisation était face aux hommes et femmes de médias ce mercredi pour échanger autour de ce grand évènement culturel et répondre à leurs préoccupations y relatives.

Dans 10 jours exactement, la ville de Bobo vibrera au rythme de la culture burkinabé, à l’occasion de la 16ème édition de la Semaine nationale de la culture. Ce rendez-vous biennale offrira une fois de plus un cadre d’expression à la richesse culturelle du Burkina Faso, durant la dernière semaine du mois, soit du 24 au 31 mars. Cette 16ème édition veut mettre l’accent sur la place de la culture dans les processus de développement au niveau des collectivités territoriales. D’où le thème :« L’apport du patrimoine culturel et de la création artistique dans l’essor des collectivités territoriales ». Les élus locaux seront ainsi pleinement associés à cette édition dont le coparrain, avec le Directeur Général de l’Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI), est Simon Compaoré, président de l’Association des Municipalités du Burkina Faso (AMBF) et maire de la ville de Ouagadougou.

Un budget de 450 millions… en deçà des attentes.

Deux mille (2000) artistes nationaux ont été retenus pour ce grand rendez-vous auquel sont attendus environs six cent mille (600 000) festivaliers, selon les prévisions des organisateurs. À ceux qui s’inquiètent pour l’engouement autour de l’événement, le comité d’organisation s’est voulu rassurant. De plus, désormais à Bobo, la culture possède son temple : la Maison de la culture de Bobo Dioulasso est enfin prête et abritera une partie des manifestations. Cependant, à entendre le président du comité d’organisation, Monsieur Dioma Jean-Claude, les ressources financières constituent la pierre d’achoppement. Le comité dispose d’un budget de quatre cent cinquante (450) millions de francs Cfa, un budget en deçà des attentes et en baisse par rapport à ceux des précédentes éditions. À titre de comparaison, l’édition 2010, dite du cinquantenaire, avait un budget d’environ six cent (600) millions de francs Cfa.

Le théâtre, grand absent du programme

Malgré ces moyens assez limités, le comité d’organisation table sur une force, pas des moindres, dont il dit disposer: le savoir-faire allié à la volonté de bien faire et l’expérience des membres. Ainsi il espère pouvoir offrir aux 600 000 festivaliers qui convergeront vers la ville de Sya, un rendez-vous avec la culture burkinabé, à la hauteur de leurs attentes. Un programme très riche qui combine les compétitions dans les différentes disciplines et des spectacles off, consistant en des plateaux d’animation disséminés dans la ville, en donne déjà une idée. Seule note qui semble dissonante dans ce programme, le théâtre sera une fois de plus absent au grand dam des amoureux de cet art. Le comité a justifié ce passage derrière les rideaux par les contraintes techniques qu’impose le genre, tout en rassurant qu’il ne s’agit pas là des adieux de cette discipline.

Le logo de la 16ème édition de la SNC.

 

Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

Il y a 1 commentaire

  1. Peu importe les difficult?s que le comit?s traversera, moi je pense que la SNC a une grande exp?rience en une grande exp?rience en mati?re d’organisation. je leur fais confiance et leur souhaite tout le courage du monde. En 2010, j’ai eu la preuve que la SNC, est tr?s organis?, pour ce qui est de passer au dessus des difficult?s et de relever les d?fits

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