Emission de gaz à effet de serre : l’OCDE prévoit une augmentation de 50 % d’ici à 2050

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Photo. reuters.com

L’Organisation de la coopération et de développement économique (OCDE) dans son rapport sur les changements climatiques a affirmé mardi 13 mars 2012 qu’en 2050, les émissions de gaz à effet de serre vont croître de 50%, si des politiques climatiques claires et ambitieuses ne  sont pas adoptées.

Les énergies fossiles constitueront 85% de la demande mondiale d’énergie. L’économie sera quatre fois plus grande qu’aujourd’hui et le monde va consommer 80% de plus d’énergie. Ces prévisions ne sont qu’une évolution normale des choses si des actions fortes et contraignantes ne sont prises et respectées par tous, en particulier les gros pollueurs.

De nos jours, les huiles fossiles, le charbon et le gaz constituent 85% des sources de l’énergie consommée, comme ils le seront en 2050. Seulement la demande va croissante compte tenu du développement industriel et de la croissance démographique. Les énergies renouvelables et les biocarburants vont constituer 10% et le nucléaire, les 5% restants.

Selon l’OCDE, la température va monter de 3 à 6° Celsius en moyenne d’ici à 2100. Et le coût humain serait aussi élevé car le nombre de décès dus à l’exposition à la pollution va doubler à 3.6 millions par an.

A cause de l’élévation de la température, la demande en eau croitra de 55%, et mettant en péril la vie des espèces végétales et animales typiquement aquatiques. C’est le prix de l’inaction selon l’Organisation de la coopération et de développement économique qui appelle l’humanité à agir.

Des actions décisives sont nécessaires pour stopper la hausse de la température, et limiter l’émission des gaz à effet de serre. Il faut selon l’OCDE, transformer le secteur de l’énergie en vue de réduire l’émission de carbone, et explorer des technologies avancées qui permettent de capturer le carbone émis par la consommation des énergies fossiles.

Même si l’espoir est permis, il reste incertain que des mesures vigoureuses soient prises au niveau international, surtout après les échecs de Cancun et de Durban sur le climat, où les gros pollueurs on refuser de tomber d’accord sur les efforts à fournir. Consciente de cette situation alarmante, l’Union européenne a engagé une bataille rangée pour la réduction des investissements sur le carbone.

Là encore, l’Europe se heurte au refus des gros pollueurs comme les États-Unis d’Amérique et la Chine qui récusent et refusent la taxe carbone sur les compagnies aériennes. L’économie au détriment de la sauvegarde de la planète, c’est ça le véritable paradoxe.

 

Source :reuters.com

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