Les industries culturelles, une opportunité pour le Burkina Faso, pays de services

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Selon les termes de la Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles adoptée par l’UNESCO en 2005, les industries culturelles sont des biens et des services culturels «  qui dès lors qu’ils sont considérés du point de vue de leur qualité, de leur usage ou de leur finalité spécifiques, incarnent ou transmettent des expressions culturelles, indépendamment de la valeur commerciale qu’ils peuvent avoir ». Sont concernés: l’édition imprimée et musicale, la production cinématographique, le tourisme de masse et l’audiovisuelle ainsi que le multimédia. L’artisanat, le design, les arts plastiques et les arts du spectacle en font également partie. Ces industries constituent l’un des secteurs les plus dynamiques de l’économie et du commerce mondial, offrant aux pays en développement des perspectives commerciales nouvelles.

Dans de nombreuses interventions de nos politiques, il est fréquent d’entendre que l’on veut faire du pays des Hommes Intègres, un pays de services. Cette assertion signifie que notre pays, n’ayant pas assez de ressources financières et n’étant pas dans les bonnes grâces de la nature, il est souhaitable qu’il devienne une plaque tournante dans l’accueil d’événements internationaux dont la tenue pourrait permettre à d’engranger des dividendes.
Pour cela, les autorités politiques prennent déjà en compte la culture comme secteur potentiellement producteur de devises. En effet, les grandes manifestations comme le FESPACO, la Semaine Nationale de la Culture (SNC) et d’autres initiatives privées comme les RECREATRALES et le festival de contes « YELEEN », sont des rencontres importantes dans la reconnaissance mondiale de notre pays parce qu’elles drainent un monde considérable. Cependant, nos autorités devraient songer à faire naître de véritables industries culturelles qui peuvent aider à l’atteinte de cet objectif.

Comme toutes les industries qui apportent une plus-value dans différents secteurs de notre économie, la naissance des industries culturelles burkinabè devrait être un impératif national et bénéficier du soutien des autorités nationales. D’abord, ce soutien devrait se décliner en la mise en place de cadre permettant aux différentes structures organisatrices de grands événements, de se muer en de véritables cadres d’apport financiers. Ensuite, les grands événements qui sont les produits de ces différentes structures devraient bénéficier d’autres avals des décideurs nationaux. En effet, le secteur de la culture devrait être considéré comme tout autre domaine producteur de devises pour un pays qui ambitionne être un pays de services.

Au Burkina Faso, il existe une grande effervescence dans le domaine du cinéma, la danse contemporaine, le théâtre, la littérature, etc. Vu de l’extérieur, notre pays est une grande plateforme culturelle qui à tous les atouts pour un rayonnement culturel mondial. Il faudrait maintenant que les politiques et les structures culturelles adjoignent leurs efforts pour rendre possible l’atteinte du cap de véritables industries culturelles. Passer des bonnes intentions aux actions réelles, dès maintenant.

Rialé



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Rialé est artiste-comédien et résidant a Ouagadougou.

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