Produits forestiers non ligneux : une société danoise soutient la filière karité

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Une femme en plein travaux de production des amandes de karité. Photo:AAK

La société danoise Aarhus Karlshamn (AAK) a signé un accord de partenariat avec le Gouvernement burkinabè ce vendredi 23 mars 2012. C’est une lettre d’intention pour soutenir la filière karité.

L’objectif de cet accord de partenariat est de permettre à la société danoise de poursuivre ses interventions dans la filière karité par le renforcement des capacités des organisations féminines ; AAK va ensuite s’engager à garantir un marché équitable à toutes les organisations ayant respecté les normes de production, enfin à accroître ses interventions au Burkina Faso pour atteindre au moins 30 000 femmes d’ici fin décembre 2013.

Selon le ministre danois de la coopération, Christian Friis Bach, plusieurs raisons justifient la naissance de ce partenariat qui va permettre à son pays, d’apporter d’autres types de financement  et de technologies dans le cadre d’un partenariat commercial.

Il a souligné le fait que l’agriculture est un secteur clé et occupe une part fondamentale dans la croissance économique et la réduction de la pauvreté au Burkina Faso et que le modèle AAK est en droite ligne avec des priorités nationales définies dans la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD).

Un parc de 200 millions d’arbres de karité

«Les amandes de karité constituent à la fois une très importante récolte pour le Burkina Faso et une très importante matière première pour la société Aarhus Karlshamn» a ajouté le  directeur de Aarhus Karlshamn, M. Larsson.

Avec un potentiel d’environ 780 000 tonnes pour un parc végétal de près de 200 millions d’arbres, la  production annuelle nationale d’amandes de karité est passée de 122 100 tonnes en 2005 à 262 231 tonnes en 2010, selon le ministre de l’Environnement et du développement, Jean Kouldiaty.

«Le volume exporté d’amandes de karité a été évalué à 68 797 tonnes pour une valeur de 7, 912 milliards de F CFA en 2010 et à 72 237 tonnes  pour une valeur de 8,307 milliards de F CFA en 2011», a-t-il soutenu.

Les difficultés liées à la production, à la transformation, à la commercialisation, au financement, à l’organisation et à la structuration des acteurs de la filière ont conduit le gouvernement à entreprendre des actions en sa faveur. Il y a entre autres la prise en compte de la filière dans les stratégies et plans de développement, la création d’une agence de promotion des produits forestiers non ligneux et d’une agence de promotion des exportations ainsi que la formation toute et les appuis multiformes pour les acteurs de la filière.

La signature de la lettre d’intention pour la filière karité établit un partenariat public-privé au profit de la promotion de la filière, un partenariat pour un développement durable et équitable au Burkina Faso.

 

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