Crise financière : les géants affutent leurs armes

Après avoir porté à 800 milliards d’euros le fonds de stabilité financière, l’Union européenne (UE) envisage la prise de mesures en vue de juguler la crise de la dette et celle financière de façon générale, qui a menacé et menace toujours beaucoup d’Etats membres de l’union. Les 27 s’y penchent depuis ce vendredi 30 mars 2012. 

La crise financière qui frappe de plein fouet les grandes économies du monde verrait peut-être bientôt son épilogue. Les 27 mènent un combat dans la perspective de minimiser les effets de cette crise sur les économies des Etats membres. Il s’agit de l’instauration progressive d’une taxe sur les transactions financières de plus d’un million d’euros.

Ce moyen pour lutter contre la crise de la  dette et limiter les excès du secteur financier sur les pays européens dont certains en ont déjà assez souffert. Malgré les réticences du Royaume-Uni et de la Suède, l’Allemagne, la France et la Commission européenne tiennent à faire aboutir cette mesure afin de protéger les économies de l’Union non seulement mais de leurs partenaires également.

La taxe sur les transactions financières vise les transactions impliquant une ou plusieurs sociétés cotés en bourse et pesant plus d’un million d’euros, et celles effectuées entre ordinateurs à très haute vitesse. Les épargnants et investisseurs privés ne seraient pas, eux, concernés par la taxe.

Le champ géographique et la valeur relative de celle-ci restent à préciser. Selon les initiateurs, tout le G20 serait touché de peur de nuire à la compétitivité du secteur financier de l’Union européenne si elle ne s’appliquait qu’à elle. A la différence de la taxe Tobin, l’UE consacre un sérieux principe à la taxe sur les transactions financières et garantit son avenir.

Au même moment, les pays d’Asie du Sud-est et de l’Est réunis à Phnom Penh au Cambodge, ont eux aussi pris des mesures pour faire face aux crises financières. L’ASEAN (Association of Southeast Asian Nations), la Chine, le Japon et la Corée du Sud ont décidé de doubler le montant du fonds qui doit leur permettre de résister aux attaques spéculatives contre leurs monnaies.

Le pare-feu anticrise passe de 120 à 240 milliards de dollars. Le dispositif créé en 2000 sous l’appellation d’«initiative de Chiang Mai» permet aux pays dont la devise victime d’attaques spéculatives par les marchés financiers de la protéger en l’échangeant momentanément contre des dollars américains.

Les pays initiateurs envisagent même d’en faire le point  de  départ pour la création d’un Fonds monétaire asiatique à l’image du Fonds monétaire international (FMI).



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