Burkina Faso – Union européenne : Les conclusions de la 6e session du dialogue politique

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La sixième session du dialogue politique entre le Gouvernement du Burkina Faso et l’Union européenne (UE) s’est tenue le 30 mars 2012 à Ouagadougou, conformément à l’Article 8 de l’accord de partenariat ACP-UE signé à Cotonou le 23 juin 2000.

1. La délégation du Gouvernement était conduite par Son Excellence Monsieur Djibrill Yipènè BASSOLE, Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Régionale, et comprenait d’autres membres du Gouvernement.

2. La délégation de l’UE était conduite par Son Excellence Monsieur Alain HOLLEVILLE, Ambassadeur, Chef de Délégation de l’Union Européenne au Burkina Faso, accompagné par son Conseiller politique, et comprenait également des Ambassadeurs et Chefs de mission / bureaux de coopération des Etats membres de l’UE au Burkina Faso. Les listes des membres des délégations sont jointes en annexe.

3. Les représentants du Gouvernement du Burkina Faso et ceux de l’Union Européenne ont ensemble insisté sur l’importance de la tenue régulière du dialogue politique entre le Burkina Faso et l’Union européenne. Ces rencontres constituent une occasion d’échanger leurs vues sur divers thèmes d’intérêt commun.

4. La délégation européenne a informé la partie burkinabè sur les derniers développements au plan institutionnel et notamment en matière de politique étrangère et de sécurité de l’UE. La réponse stratégique européenne à la crise économique et financière a été présentée, en rappelant notamment que l’Union européenne restait ouverte aux échanges et que la politique européenne de coopération au développement, en particulier pour les pays de l’Afrique subsaharienne, serait poursuivie.

5. Au titre de l’agenda politique 2012 au Burkina Faso, la délégation gouvernementale a informé les représentants de l’Union Européenne de la bonne avancée de l’organisation des élections législatives et municipales couplées prévues en décembre 2012. A ce jour la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) est à pied d’œuvre pour que l’utilisation de la biométrie soit effective et envisage par ailleurs de faire bientôt une large sensibilisation de l’opinion publique pour que l’enrôlement des électeurs puisse connaître un grand succès. La délégation du Burkina Faso a soumis à l’Union Européenne une requête relative à l’organisation desdites élections. L’UE a confirmé son intérêt pour le bon déroulement de cette étape importante de la vie démocratique du Burkina Faso ; les modalités d’accompagnement sont à l’étude du côté de l’Union européenne et des différents Etats membres.

6. Les deux délégations ont pris note de la tenue en décembre 2011 des Assises nationales sur les travaux du Conseil Consultatif sur les Réformes Politiques (CCRP) dont les travaux ont débuté le 23 juin 2011 à Ouagadougou et se sont poursuivis à travers une tournée dans les 13 Régions du pays pour recueillir les contributions et les amendements au projet de document élaboré par le 1er groupe de travail. Elles ont pris acte de la mise en place du Comité de suivi des conclusions des Assises nationales en vue de leur mise en œuvre.

7. Les représentants du Gouvernement ont présenté la situation de déficit céréalier de la sous région en général et du Burkina Faso en particulier. Afin de juguler cette crise alimentaire, le Plan Opérationnel de Soutien aux Populations Vulnérables a été actualisé et un appel à la solidarité nationale et internationale a été lancé pour mobiliser le besoin de financement qui est de l’ordre de 85 milliards de francs CFA. Une mise en œuvre appropriée de la stratégie SCADD pourrait contribuer à mieux faire face à cette situation. La partie européenne a fait part de son souhait de voir la mise en œuvre opérationnelle de la SCADD renforcée.

8. Les deux délégations ont déploré la situation de conflit qui prévaut dans le Nord du Mali occasionnant un déplacement massif de refugiés dans les pays voisins dont le Burkina Faso, ce qui ne peut manquer d’aggraver la situation d’insécurité. Elles ont également échangé sur les suites en cours de la réunion des Chefs d’Etat de la CEDEAO tenue à Abidjan le 27 mars.

9. Les représentants du Gouvernement ont informé la Partie Européenne de la désignation du Président du Faso comme Médiateur de la CEDEAO dans la crise malienne et ont sollicité le soutien de l’Union Européenne pour le succès de cette médiation en vue de ramener le plus rapidement possible la paix dans ce pays et préserver les acquis démocratiques au Mali. La Partie Européenne s’est dite sensible à la situation qui prévaut au Mali et a apprécié positivement la nomination de Son Excellence Monsieur Blaise COMPAORE comme Médiateur dans cette crise. Elle a exprimé son soutien à l’initiative de la CEDEAO et a promis d’examiner les demandes d’appui aux actions qui seront entreprises dans le cadre de cette médiation.

10. Les deux délégations ont procédé à un échange de vues sur la problématique sécuritaire dans la zone sahélo-saharienne et un point a été fait sur la stratégie européenne pour la sécurité et le développement dans le Sahel. La partie burkinabé a fait part de son souhait d’une implication renforcée dans la gestion des questions sécuritaires dans la région sahélo-saharienne.

Fait à Ouagadougou, le 30 mars 2012

Dieudonné LANKOANDE

M. Lankoandé est passionné de web2.0 et de stratégies marketing (Marketing/web & Community Management) propre au secteur on line, domaine dans lequel il a plusieurs années d’expériences.

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