Guinée-Bissau: risque de violences, après le rejet des recours de l’opposition

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L'ancien président bissau guinéen qui refuse d'aller au second tour. Photo: slateafrique.com

Le 8 avril 2012, la Cour suprême a rejeté les recours d’annulation des résultats du premier tour de l’élection présidentielle du 18 mars 2012 en Guinée-Bissau, recours formulé par l’opposition . Elle a validé les résultats en déclarant que les recours des membres de l’opposition dont l’ex-président Kumba Yala étaient sans effet.

Les risques de violences sont désormais réels car les cinq opposants disent ne pas reconnaître les chiffres du premier tour de l’élection et avaient demandé l’annulation du scrutin.

«Nous maintenons : nous ne reconnaissons pas des résultats fabriqués. La décision de la Cour suprême révèle une fois de plus son option pour la voie de l’injustice. Cette Cour manque d’équilibre et de dignité morale et professionnelle, cela est lamentable», ont soutenu les opposants.

L’ancien président Kumba Yala avait d’ailleurs annoncé qu’il ne prendra pas part au second tour d’une élection “entachée d’irrégularités et de fraudes massives”. Selon son porte-parole, il reste sur ses positions, ce qui fait craindre une ébullition de l’atmosphère avant, pendant et après l’improbable second tour.

Kumba Yala avait du reste récusé le président guinéen Alpha Condé proposé par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) comme médiateur dans la crise bissau guinéenne naissante.

La crainte est donc réelle, car l’histoire du pays est marquée depuis son indépendance en 1974 par des coups d’Etat et des violences politiques de tout genre.

La CEDEAO prend la menace au sérieux et met en garde contre toute obstruction des élections par l’armée ; alors que la Commission nationale des élections va annoncer la date du second tour aujourd’hui 10 avril.

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