Andrea Riccardi, ministre italien de la coopération : « Je suis venu annoncer la reprise de la coopération italienne avec le Burkina »

541 0
Le ministre italien de la coopération internationale et de l'intégration, Andrea Riccardi Ph: B24

Reprise des relations de coopération entre l’Italie et le Burkina et remerciements pour la libération de l’otage italienne,  Sandra Mariani.  C’est l’objet de l’audience accordée par le Président du Faso au  ministre italien de la coopération internationale et de l’intégration,  Andrea Riccardi, ce vendredi 20 avril 2012, au palais de Kossyam à Ouagadougou.

Le ministre Andrea Riccardi, à sa sortie d’audience, a d’abord indiqué qu’il est venu annoncer la reprise de la coopération entre le Burkina Faso et l’Italie. « L’Italie et moi sommes venus ici pour confirmer l’intérêt de notre pays à soutenir le Burkina Faso et entretenir des liens d’amitié et de coopération avec ce pays, c’est-à-dire que je suis venu annoncer la reprise de la coopération italienne à différents niveaux avec le Burkina Faso », a-t-il annoncé. Et il motive cette reprise par les arguments ci-après : « Le Burkina est un pays de prospérité, de stabilité dans une région complexe avec de grandes difficultés, de grandes difficultés ».

Mais la libération, le 17 avril dernier, d’une otage italienne,  Maria Sandra Mariani, détenue par AQMI, n’a-t-elle pas un peu joué aussi dans cette reprise ? Monsieur Riccardi ne le dit pas, mais il a en tout cas remercié le président pour cette libération et trouve du mérite au Burkina. En effet, « nous voyons que ce pays est très attentif aux droits humains et à la vie des Italiens qui sont dans des situations pénibles dans la région », a-t-il dit. A propos justement de ces « situations pénibles », le ministre italien a confié que lui et le président Blaise Compaoré, qu’il dit connaître depuis longtemps et qu’il « estime pour son  rôle dans cette région et dans ce pays », ont discuté aussi « de la situation politique de paix et de stabilité dans toute la sous-région ».

Pour revenir à la reprise de la coopération entre le Burkina et l’Italie, cela signifie-t-il pour bientôt l’ouverture d’une ambassade italienne au Faso, s’est enquit un confrère. « Je crois que la coopération économique, commerciale, culturelle et le développement entre l’Italie et le Burkina Faso est en train de reprendre,  a répondu le ministre italien. Il y a un grand intérêt d’entrepreneurs italiens pour ce pays ». Autrement dit, il faudra encore attendre un peu pour voir une portion de terre italienne sur le territoire des « Hommes intègres » !



Abdou ZOURE

Abdou Zouré est le rédacteur en chef de Burkina24.

Article similaire

Leave a comment

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *