Les Burkinabé de Belgique cèlebrent leur 8 mars

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Le samedi 7 avril 2012, sous l’initiative de l’Association des Burkinabé de Belgique (ABB), s’est tenue à Bruxelles la commémoration en différée de la journée internationale de la femme.

Malgré l’absence de transports en commun dans la capitale belge ce samedi 7 avril et sous une fine pluie, de nombreux compatriotes et amis du Burkina ont tenu à effectuer le déplacement pour montrer leur adhésion à la cause de la femme. Ainsi, la cérémonie a débuté avec les mots de remerciements du président d’ABB M. Benjamin NABI. Félicitant la mobilisation de ses compatriotes, le Président a souhaité que l’ensemble des participants puisse apprécier ces moments de convivialité et de réflexion autour de la question féminine. A la suite de M. NABI, l’assistance a eu droit par la voix du conseiller de l’ambassade du Burkina Faso à Bruxelles, à un message de SEM Kadré Désiré OUEDRAOGO, l’ambassadeur et par ailleurs nouvellement appelé aux fonctions de Président de la Commissionde la CEDEAO. SEM OUEDRAOGO a tenu dans son message à lancer un appel aux burkinabé dépendant de sa juridiction (NDLR : Royaume Unie, Bénélux et Irlande)  à se mobiliser face à mortalité maternelle et infantile au coté de nos mères, sœurs et filles restées au Burkina Faso. Après ces différentes interventions très remarquées, l’auditoire a bénéficié de conférences de sensibilisation sur : La prise en charge des cancers du col de l’utérus et du sein, expériences comparatives entre le Belgique et le Burkina Faso. Pour parler de ces thèmes, deux intervenants se sont succédés pour tenir le crachoir. Il s’agissait respectivement du Pr. Frédéric KRIDELKA spécialiste en gynécologie et oncologie à Liege et du docteur H. OUEDRAOGO à Namur. Il ressort de ces communications :

1)      la nécessité de la prévention, dans le cas du cancer du col de l’utérus, une vaccination précoce (vers 12ans) avant même le premier rapport sexuel ou la mise en place de batterie d’examens pour dépister au plus tôt la maladie afin de pouvoir sauver la patiente.

2)      Reste alors le coût qui est très élevé par exemple de 390€ (environ 256 000F CFA) pour le vaccin du col de l’utérus.

La solution proposée par nos conférenciers est de mettre en place un système de vaccination à grande échelle ce qui obligera les firmes pharmaceutiques à baisser leurs coups.

Même si 90% des possibilités de cancers de ce type se trouvent dans nos pays en voie de développement, nos orateurs ont conclu leurs présentations en nous invitant à ne pas céder à la fatalité et surtout à pousser pour mettre en place une politique de prévention primaire qui reste l’arme efficace face à ces fléaux. Ces présentations étaient ponctuées par les questions et appréciations du public qui n’a pas manqué de féliciter les orateurs pour la qualité de leurs interventions.

Le programme de cette demi-journée a également été marqué par des ventes de mets traditionnels burkinabé. En plus de ces mets traditionnels, les participants ont eu droit à des animations musicales d’artistes traditionnels, un défilé de mode burkinabé où le maître de cérémonie Antoine TAPSOBA a tenu captif l’auditoire en expliquant l’origine ethnique de chacune des tenues des nombreux défilants. La jeune Doren SAOURA nous a gratifiés d’une remarquable interprétation musicale en hommage aux enfants souffrant du cancer puis les femmes accompagnées de quelques hommes ont dansé au rythme et sons du balafon, la soirée se poursuivant jusque très tard dans la nuit.

 

 

HDLC

Correspondant B24 Paris



Hubert DeLorenzo COMPAORE

Correspondant de Burkina 24 en France

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