15è Journée nationale du paysan : La tradition de la démocratie participative respectée

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La rencontre d’échanges directs entre le Président du Faso et les acteurs du monde rural que sont les paysans à l’occasion de la 15è JNP a eu lieu le 21 avril 2012 à Ouahigouya. Rendez-vous du donner et du recevoir, cette forme de démocratie participative entre le Président Blaise COMPAORE et les paysans (1200 producteurs et 3000 exposants) a une fois de plus permis d’aborder les véritables problèmes qui retardent le décollage de notre agriculture et ensemble, dégager les solutions. Un débat de plus de 4 heures d’horloge pour faire un diagnostic profond des maux qui retardent et freinent parfois un véritable développement de notre agriculture. Trois allocutions ont d’abord été prononcées.

Le ministre de l’Agriculture et de l’Hydraulique, Laurent SEDEGO a dit que pour « conduire le Burkina Faso vers l’émergence, il faut une modernisation de l’agriculture » et que c’est ensemble, à savoir gouvernement et représentants de l’ensemble des acteurs du monde rural, que nous allons faire de l’agriculture, « un secteur compétitif, moderne, durable et moteur de la croissance ».

La représentante du secteur privé rural, Simone ZOUNDI a insisté sur le fait que pour faire du secteur agricole, un véritable pilier de la croissance, il faut un partenariat entre l’Etat et le secteur privé rural. Aussi, a-t-elle déclaré que « la JNP à travers l’échange direct entre le Président du Faso et les producteurs permet à ces derniers de soumettre leurs contraintes au Président du Faso et il revient ensuite au gouvernement de prendre des engagements.

Le Premier ministre dans son mot introductif, après avoir salué la tenue des JNP qui est « une concrétisation de la vision du Président du Faso sur le développement », a rendu un hommage aux productrices et producteurs dont « les braves efforts participent au développement socioéconomique de notre pays ». Pour soutenir les efforts des paysans, le gouvernement va les « accompagner avec des équipements moderne de transformation de leurs productions et les conclusions de ces échanges seront mises en œuvre », a fait savoir Luc Adolphe TIAO.

Avant l’entame des débats, le Président du Faso est revenu sur le thème de cette 15è JNP qui est fondamental pour l’agriculture burkinabè. Blaise COMPAORE a beaucoup insisté sur la modernisation et la professionnalisation de notre agriculture. De son adresse, il ressort que le thème est fortement lié à trois facteurs : existence ; changement des pratiques culturales et augmentation de la production.

Abordant la problématique de la modernisation et de la professionnalisation de l’agriculture burkinabè, le Président du Faso a fait comprendre aux producteurs qu’il s’agit en fait d’un problème d’existence. Face aux réalités existentielles du monde contemporain, il nous faut moderniser et professionnaliser notre agriculture pour affronter les défis et assurer notre propre développement.

La modernisation et la professionnalisation de l’agriculture appelle à un changement des pratiques culturales. Blaise COMPAORE a invité les producteurs à adopter de nouvelles méthodes culturales. La réflexion doit porter donc sur les enjeux de modernisation des exploitations agricoles de type familial ou entrepreneurial, de structuration des filières par la professionnalisation du monde rural et de définition des rôles et responsabilités de chaque acteur dans la réalisation de cette agriculture nouvelle.

Il faut relever le défi de la modernisation du secteur agricole en pratiquant une agriculture qui puisse assurer l’autosuffisance alimentaire pour ensuite se tourner vers l’exportation. Au cours des prochaines années, a dit le Président du Faso, «notre agriculture devra impérativement connaître une profonde mutation afin d’être à même de produire davantage, de répondre efficacement à la demande alimentaire nationale et régionale sans cesse croissante, de servir de fondement solide pour un développement économique et social harmonieux».
Le défi de la modernisation implique nécessairement la transformation des produits. Pour cela, il s’avère indispensable «d’installer une passerelle entre la transformation de nos produits et leur commercialisation», a ajouté le Président du Faso.

Les paysans ont posé des problèmes généraux et spécifiques à leurs régions. Les préoccupations soulevées par les producteurs concernent les problèmes de semences, d’accès aux intrants agricoles, d’eau, de pâturages, de conflits entre agriculteurs et éleveurs, d’infrastructures, d’écoulement des produits, de transformation des produits, etc. Des ministres dont les départements sont concernés ont apporté des réponses aux différentes préoccupations soulevées. Le Président Blaise COMPAORE a rassuré les producteurs de la volonté du gouvernement de prendre à bras le corps leurs préoccupations.

L’appui et le soutien de l’Etat au secteur agricole est multiple et multiforme. Cet appui va connaître une augmentation notable. Les actions déjà posées par le gouvernement pour développer l’agriculture burkinabè ont été dites et expliquées aux producteurs. Celles en cours d’exécution et programmées l’ont été également.

Le Président du Faso avant de conclure ces échanges, a salué la qualité et la pertinence des analyses et contributions enregistrées à cette plateforme d’échanges, l’engagement des productrices et producteurs ainsi que celui des autres acteurs du monde rural à bâtir une agriculture burkinabè performante, capable d’assurer la souveraineté alimentaire, d’alimenter une agro-industrie forte et créatrice d’emplois, augure de lendemains rassurants pour notre pays.

En donnant rendez-vous aux producteurs pour la 16è édition en 2013, le Président du Faso a invité chaque participant à être « un porte-parole avisé pour une meilleure diffusion au sein du monde rural, des conclusions adoptées, mais également un maillon important dans leur mise en œuvre et l’instauration d’une nouvelle dynamique de transformation de notre agriculture».

Direction de la Communication de la Présidence du Faso



Dieudonné LANKOANDE

M. Lankoandé est passionné de web2.0 et de stratégies marketing (Marketing/web & Community Management) propre au secteur on line, domaine dans lequel il a plusieurs années d’expériences.

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