Réfugiés maliens au Burkina : le RIJ échange avec les structures humanitaires

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Le présidium, le modérateur (au milieu), le représentant du CONASUR (à d) et celui de la Croix rouge Burikna. Ph B24

Le Réseau d’initiative de journalistes (RIJ) dans le cadre de ses rencontres mensuelles a invité vendredi 27 avril 2012, les structures humanitaires qui accompagnent l’installation et la prise en charge des réfugiés touaregs et maliens au Burkina Faso.

Depuis la mi-février, plusieurs dizaines de Maliens fuyant les combats entre l’armée malienne et les différents groupes séparatistes et salafistes dans le nord du Mali se sont installés au Burkina Faso. Cela a exacerbé la crise humanitaire qui était déjà perceptible compte tenu de la mauvaise saison agricole passée (déficit céréalier, 18%).

Le RIJ, qui aborde différentes questions au cours de ses rencontres mensuelles s’est penché sur cette crise, actualité oblige, a dit le coordonnateur Fabrice Bazié. Plusieurs structures intervenant dans l’humanitaires ont été conviées  en vue d’échanger avec les membres du réseau sur la coordination des aides apportées aux réfugiés par celles-ci.

Le Conseil national de secours d’urgence et de réhabilitation (CONASUR) et la Croix rouge Burkina qui pu effectivement répondre à l’invitation ont partagé avec les Hommes de média et autres invités sur leurs contributions à l’assistance des refugiés.

Vue de quelques participants. Ph B24

Le CONASUR, structure interministérielle présidée par le ministère de l’Action sociale et de la solidarité nationale s’est activé aux premières heures de l’afflux des Maliens. Selon le représentant, Ouédraogo Oussimane, il a été procédé au transfert des refugiés initialement installés au stade du 4-Août sur un site plus commode au quartier Somgandé à Ouagadougou avec les mesures d’accompagnement vitales.

Le gouvernement burkinabè aurait à ce jour (vendredi 27 avril 2012 ndlr) mobilisé plus de 31 millions de francs CFA pour leur assistance (vivres, gît et soins) dans l’ensemble des sites choisis sur toute l’étendue du territoire notamment dans le Nord et le Sahel.

Le CONASUR regroupe une vingtaine de ministères, et chacun gère le volet sectoriel de l’assistance le concernant de sorte qu’aucun aspect ne soit oublié et que tous les paramètres soient pris en compte.

L’autre structure non gouvernementale, la Croix rouge présente également à travers les 45 provinces du pays s’est  déportée sur les sites  avec des kits pour les refugiés.

Le représentant de la Croix rouge Burkina, Modeste Konkobo, a précisé qu’elle agit sur le terrain avec l’appui d’autres partenaires comme le Comité international de la Croix rouge (CICR), la croix belge, la croix rouge de Monaco, l’UNHCR, le PAM.

Ces deux structures disent rencontrer des difficultés dans l’acheminement de l’aide aux refugiés. Entre autres ce sont l’insécurité, la dispersion des refugiés et leurs structuration sociale d’origine qui sont en train d’être aplanies à travers la concertation.

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