La route de Gando et ses feux dérèglés

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Ce n’est pas de l’acharnement. D’aucuns disent que la répétition est pédagogique et, c’est la raison qui nous emmène à revenir cette semaine sur l’Avenue Kadiogo communement appelée “route de Gounghin”. Si foison de stylos ont saigné sur les défectuosités de sa construction, force est de noter qu’aucune voix officielle ne s’est adressée aux Burkinabé pour leur dire le sort réservé à cette route capitale pour la fluidité de la circulation dans cette partie de Ouagadougou.

Dès l’ouverture de cette route à la circulation, les usagers ont pu constater l’amateurisme ou la négligence (c’est selon) avec laquelle certaines parties de l’Avenue ont été réalisées. Du rond-point de “la Bataille du rail” à l’échangeur route de l’Ouest, les piliers séparant la piste cyclable à la voie automobiliste ont été posés sans une élégance. Pendant que certains sont très enfoncés, d’autres sont des icebergs.

En plus de cette difformité, il y a le fait qu’aucun parking et aucune possibilité de stationnement n’ont été prévus aux abords de cette partie de la route. Les usagers (automobiles comme motos) sont obligés de se parquer sur la piste cyclable, dérèglant subséquemment la circulation.

Comme si ce n’était pas assez,  les feux tricolores fixés ne ressemblent guerre à ce que l’on nous a habitué à voir depuis que notre pays porte un nom: des feux avec compteurs numériques qui indiquent le temps restant à l’usager pour passer au vert ou au rouge; des feux qui donnent même le passage aux piétons : Une première après ceux de l’assemblée nationale et du ministère des affaires étrangères !

Aux tout premiers jours, l’usager lambda trouvait cette initiative audacieuse. Mais quelques jours après, tous tombent des nues ! Les feux ont commencé à nous montrer leurs « vrais visages » : Sur deux routes perpendiculaires par exemple, elles indiquent deux feux verts. Conséquences, les usagers se « rentrent dedans » (NDLR : se percutent). Par ailleurs, plusieurs feux tricolores sont éteints. Mais plus grave, le piéton qui ose suivre les consignes de ces feux en a pour son hospitalisation ou pire encore (suivez notre regard) et pour cause, les signalisations piétonnes sont à tout moment au vert en même temps que celle de la piste cyclable ou de la route principale.

Au constat de ces griefs, nombre d’usagers sont partagés entre moqueries et énervements. Les Uns se disent que les Burkinabé méritent bien qu’on se fout de leurs « tronches », eux qui ne réagissent que très rarement face à certaines « injustices », … Pour les autres, l’Etat et la société SACBA/TP doivent répondre de leurs actes parce que cette route est la preuve vivante des « gros deals » que des gens se passent  au sommet de l’Etat.

En attendant, chaque jour que Dieu fait encaisse son lot de victimes sur la route que l’on nomme désormais la route de « Gando » (NDLR : Sobriquet donné à la PDG de la  SACBA/TP). Il faudrait bien qu’un jour l’Etat veille à ce que les choses se normalisent parce que trop c’est trop!

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Il y a 2 commentaires

  1. Hm en tout cas trop c’est trop hein! Et c’est des gens qui sont tellement sures de ne pas ?tre inqui?t?es qu’elles peuvent m?me faire pire et tuer plein de gens pour se remplir les poches!!

  2. Soci?t?s d’Etat de renom et d’histoire acquis contre une bouch?e de pain, mauvaise r?alisation voire baclage des travaux (villas et maintenant routes et j’en passe. Je serais riche moi aussi comme cr?sus si tout le pays m’?tait donn? pour faire ce que je veux, comme je veux, o? je veux.

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