Bilan à mi-parcours de la SCADD : Des résultats appréciables en dépit des pressions internes et exogènes

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Le Premier ministre (au milieu), président du comité national de pilotage de la SCADD a sollicité encore l'accompagnement des partenaires. Photo : sidwaya.bf

Le comité national de pilotage de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD) a tenu sa première revue annuelle 2012, sous la présidence du Premier ministre Luc Adolphe Tiao ce mardi 15 mai 2012 dans le cadre du suivi de la mise en œuvre de ce référentiel de développement dont s’est doté le Burkina Faso.

Les participants devaient examiner et valider le projet de rapport de performance de l’année écoulée, examiner et valider le projet de matrice de performance 2012-2015, et échanger sur les préoccupations soulevées par les travaux techniques préparatoires.

L’exécution de la SCADD adoptée en fin décembre 2010 a, en effet, été entamée dans un contexte national marqué par la crise sociopolitique au premier trimestre 2011 et une campagne agricole 2011-2012 déficitaire de plus 154 000 tonnes. Cela a occasionné la prise de mesures ad hoc pour juguler la crise alimentaire accentuée par l’afflux des réfugiés maliens. La crise de la dette dans la zone euro et aux États-Unis et la hausse continue du cours du baril de pétrole sur le marché au niveau international n’ont pas non plus favorisé la bonne exécution des actions de la stratégie en 2011.

Malgré ces difficultés conjoncturelles, le gouvernement s’est félicité du niveau de mobilisation des ressources de l’Etat qui s’établit en fin décembre 2011 à 1047,3 milliards de francs CFA avec une progression de 19% par rapport à 2010. Selon le Premier ministre, président du comité national de pilotage de la SCADD, il est également ressorti de l’analyse de la matrice performance 2011-2013, que 20 sur les 30 mesures retenues  ont été entièrement réalisées soit un taux de réalisation de 70%, et 29,4% des indicateurs atteints soit 10 sur 34.

Tous ces efforts ont permis au Burkina Faso d’atteindre un taux de croissance de 4,2%, appréciable au regard du contexte national et international défavorable.

Cependant en dépit de ces performances enregistrées au cours de l’année 2011, des défis demeurent et qu’il faille nécessairement relever pour parvenir à une croissance durable, a noté le Premier ministre. Entre autres, la réduction de la vulnérabilité de l’économie nationale, le renforcement des infrastructures institutionnelles et physiques, la recherche de la justice et de l’équité sociale.

Pour ce faire, le gouvernement entend entreprendre de nouvelles réformes afin de consolider les bases, et souhaite bénéficier toujours de l’accompagnement de ces partenaires.

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