Vie chère : Les Ouagalais dans la rue pour crier leur ras-le-bol au gouvernement Tiao

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Ce samedi 26 mai 2012, les Ouagalais étaient dans la rue pour protester contre la vie chère, ravivée par la hausse intempestive des prix, et les politiques du gouvernement actuel de Luc Adolphe TIAO, pour qui la fin de l’état de grâce semble avoir sonné.

A l’appel de la Coalition nationale de lutte contre la vie chère, la corruption, la fraude, l’impunité et pour les libertés (CCVC), plus d’un millier de Ouagalais ont arpenté les artères de la ville pour faire entendre leur message et leur ras-le-bol au gouvernement de Luc Adolphe Tiao. Une longue file de militants de la trentaine  d’organisations syndicales qui forment la coalition, partie de la bourse du travail,  a parcouru les Avenues de la Nation, Kwamé Nkrumah, Houari Boumediene et autres.

Les manifestants avaient répondus à l’appel pour cette journée nationale de protestation, avec des messages portés sur leurs pancartes ; qui pour demander plus de transparence dans la gestion des lotissements, ou dire non à l’expropriation des pauvres de leurs parcelles au profit des riches, qui pour exiger l’arrêt des augmentations intempestives du prix des hydrocarbures et des produits de grande consommation.

Dans le message livré au cours du meeting qui a suivi la marche, le 1er Vice président de la CCVC, Monsieur Chrysogone Zougmoré, a justifié la grande mobilisation de ce 26 mai par le fait que « la traduction en actes concrets et positifs des multiples promesses gouvernementales se fait toujours attendre et rien n’augure de bon pour demain ». En effet, les réductions de prix annoncées par le gouvernement ne sont pas respectées sur le marché, constate-t-il. Au contraire une hausse intempestive est intervenue tout récemment, consécutive à l’augmentation du prix du carburant.

Fin de l’état de grâce pour Luc Adolphe Tiao

La manifestation de ce 26 mai traduit pour ses organisateurs la détermination de nombreux Burkinabé à se battre pour l’amélioration de leur condition de vie, convaincus que « la vie chère n’est pas une fatalité » et qu’elle est surtout « la conséquence de choix délibéré et d’une politique de démission du gouvernement », selon le message de la CCVC. Cette manifestation, première depuis la formation du gouvernement Tiao dans un pays en pleine crise, sonne la fin de l’état de grâce pour le premier ministre et son gouvernement.

Au lendemain de sa nomination, le premier ministre avait pourtant pris des mesures saluées par une bonne partie de l’opinion publique. Mais ces mesures, dont certaines comme la réduction des prix sur certain produits de grande consommation, n’ont pas connu d’application effective, semblent à ce jour insuffisantes; les promesses non tenue nombreuses; et la récente augmentation du prix des hydrocarbures de 7% n’arrange rien en cette période de famine.

Le premier ministre devra désormais compter alors avec ces milliers de Burkinabé, engagés pour une résolution de la question de la vie chère à travers notamment la baisse du prix du carburant, la réduction effective des prix de la dizaine de produits de grande consommation et le respect de la diminution des prix par les commerçants. La coalition a d’ores et déjà annoncé sa détermination a obtenir l’examen de sa plate-forme d’action, pour lequel il demandera, les prochains jours, à rencontrer le premier ministre.

Justin Yarga

Journaliste web qui teste des outils de Webjournalisme et datajournalisme, Media strategy consultant.

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