Syrie : la fin de l’hypocrisie de la communauté internationale

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Longtemps gardés dans l’émotionnel ou la foi (c’est selon) par une société de communication aux ordres, ‘’les citoyens du monde de seconde zone’’ s’éclairent peu à peu par la grâce des sociétés teigneuses, socialement, politiquement et médiatiquement inaccessibles, difficilement manipulables. Ce qui se joue actuellement en Syrie en est la preuve.

Depuis le début du printemps arabe, les médias traditionnels et modernes se sont évertués à donner la voix et de la voix au «ton» de renouveau qui se pressentait dans certains pays. Si pour certains pays, l’Occident et ses médias ont, malgré les pressions sociales inestimables, sapé les révolutions, dans d’autres, ils ont appuyé diplomatiquement, militairement et, au plus haut sommet à travers l’ONU, la chute de régimes qu’à tort ou à raison, on a traité de totalitaires. Le Régime de Kadhafi en a payé les frais, une bonne partie des citoyens libyens aussi.

Derrière toutes ces « bonnes œuvres » et ces salamalecs aux « peuples libres », se cachent pourtant des deals faramineux. La situation en Syrie vient de nous le confirmer. Nous ne serons plus dupes.

En effet, face à l’entêtement de la Russie à empêcher toute intervention en Syrie « malgré les violations graves des droits de l’homme », les USA semblent proposer à la Russie le maintien de ses relations économiques avec la terre d’Aram, la  garantie sur la sécurité d’El-Assad et de la minorité alaouite, en échange de l’acceptation d’une intervention militaire ou d’une forte pression sur le régime.

Qu’est-ce que cela voudrait dire ?

Simplement que les USA reconnaissent implicitement que, depuis le début de la crise en Syrie, les intérêts de la Russie dans le pays allaient être mis à rude épreuve si elle acceptait une intervention militaire ; que les pays leaders de l’OTAN allaient s’en mettre plein les poches si l’intervention y avait lieu ; que partout où l’OTAN est intervenue, la Chine comme la Russie, n’ont nullement profité des nouvelles relations économiques tissées avec les pays soutenus, d’où leur entêtement à soutenir Bashar El Assad dans sa croisade assassine contre le peuple syrien.

Les manipulations ou les violences symboliques (harcèlements politico-médiatiques) exercées sur les citoyens du monde ont connu ici leurs limites, simplement parce que les rapports de force entre puissants de ce monde les ont mis à nu. Le deal est donc clair : on n’intervient militairement dans les pays en crise que par intérêt. Avis aux révolutionnaires.

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